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Bilan de la crise en Equateur: 8 morts, 1.340 blessés

Le bilan de la crise sociale que vient de traverser l’Equateur, avec de durs affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, est de huit morts et 1.340 blessés, a annoncé lundi un organisme public.

Parmi ces 1.340 blessés, certains étaient lundi dans un état critique, a précisé cet organisme public de défense des droits, le Défenseur du peuple.

Au cours de ces douze jours de crise, 1.192 personnes ont été arrêtées, selon la même source.

Le ministère de l’Intérieur a donné un chiffre supérieur d’arrestations. Selon lui, 1.419 personnes ont été arrêtées au cours de la crise.

Parmi elles figurent 54 étrangers, dont des Cubains, des Vénézuéliens et des Colombiens, a déclaré le ministère.

La crise a été provoquée par le doublement du prix des carburants, entraîné par la suppression soudaine des subventions que l’Etat accordait à ce secteur clé de la vie économique de l’Equateur.

La suppression de ces subventions s’inscrivait dans une série de réformes économiques négociées par le président équatorien Lenin Moreno avec le Fonds monétaire international (FMI) en échange d’un prêt de 4,2 milliards de dollars.

Le pays a été à l’arrêt pendant près de deux semaines, entre manifestations, blocages de routes, écoles fermées, transports publics quasi inexistants et puits pétroliers à l’arrêt, ce qui a suspendu la distribution de près de 70% de la production de brut.

Le calme est revenu après la conclusion dimanche soir d’un accord entre le mouvement indigène, fer de lance de la contestation, et le président Moreno, qui a accepté de retirer le décret qui supprimait les subventions des carburants.

Les pertes économiques liées à la crise ont été estimées lundi à au moins 1,5 milliard de dollars par Patricio Alarcon, dirigeant du patronat équatorien.

« Ces journées doivent nous enseigner à privilégier la paix, la stabilité, la sécurité », a déclaré le président Moreno dans un message télévisé enregistré à Guayaquil, la deuxième ville d’Equateur, sur la côte ouest du pays.

C’est là que le président Moreno avait transféré le gouvernement la semaine dernière au plus fort des manifestations et des affrontements à Quito.



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