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Binationalité: Jean Armel Kana-Biyik a choisi le Cameroun

Le défenseur Franco-camerounais de Rennes, 22 ans, pourra venir combler chez les Lions le vide laissé par Gérémi Njitap

L’information est du journal l’Equipe de vendredi dernier: J’ai choisi le Cameroun. Il n’y aura pas de revirement. J’ai donné ma parole à la Fédération camerounaise de football, assure le défenseur central de Rennes. Sur les traces de son père André Kana Biyick et de son oncle François Omam Biyick, Jean Armel Kana Biyik, 22 ans, qui hésitait depuis un an, a fait un choix et opté pour la sélection camerounaise. Il y a un an, alors qu’il avait déjà été sélectionné cinq fois en équipe Espoirs de France, Jean Armel Kana Biyik, né en France le 3 juillet 1989, avait défrayé la chronique en déclinant une convocation chez les moins de 23 ans. Depuis, le fils de Kana Biyick attendait un signe de Laurent Blanc, le sélectionneur des Bleus.

Déçu donc de ne pas avoir été convoqué par Laurent Blanc, il a choisi le Cameroun pour la suite de sa carrière internationale : Je sais que Laurent Blanc ne changera pas son groupe, qui s’est qualifié pour l’Euro. Au Cameroun, il y a une réelle envie de me voir jouer avec le maillot vert, une envie que je n’ai pas sentie en France. J’ai mis toutes les chances de mon côté pour être appelé en équipe de France. Je ne veux pas déclencher de polémique ou de guerre des mots. On n’a pas voulu m’appeler, point, explique-t-il dans les colonnes de l’Equipe. Avant d’ajouter: Ce n’est pas la présence dans le staff du Cameroun de mon oncle, qui me conduit à faire ce choix. Le Cameroun me suit depuis deux ans. Il faut croire que je n’étais pas assez fort pour jouer en équipe de France. J’attends désormais les matches de qualification pour la Can 2013.

Possédant la double nationalité, Française et Camerounaise, (il avait reçu son passeport camerounais le 24 novembre 2010), Jean Armel, au vu des règlements de la Fifa au sujet des binationaux, avait le libre choix d’opter pour les Lions, tant qu’il n’avait pas endossé le maillot de l’équipe fanion de France. Il a opté pour le Cameroun. Un bien heureux issu pour les Lions indomptables et les autorités sportives camerounaises qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour convaincre ce digne fils. L’on se souvient que le 21 janvier dernier, Sidiki Tombi à Roko, le secrétaire général de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) avait reçu en audience la maman de jeune footballeur, avec comme point d’ancrage: persuader le fils de choisir le maillot des Lions indomptables. Avant cette entrevue, plusieurs missions avaient séjourné à Rennes, toujours dans l’optique de convaincre le fils des l’ex-gloire. Titulaire indiscutable à Rennes, le puissant, technique et athlétique défenseur central est très prometteur. Formé au Havre comme latéral droit, il pourra venir combler chez les Lions, le vide laissé par Gérémi Njitap.

Maintenant qu’il a donné une suite favorable à la demande de la Fécafoot, il devra faciliter la constitution de son dossier en signant une lettre de motivation. Une pièce essentielle de son dossier de (re) naturalisation à soumettre à la Fifa, pour approbation. Car au vu des critères de la Fifa concernant les joueurs à la double nationalité établie, la Fécafoot devra, outre la lettre de motivation du joueur, prouver qu’il a au moins un parent biologique né sur le territoire camerounais. Son géniteur André Kana Biyick étant né de parent camerounais le 1er septembre 1965 à Sakbayenne, son dossier de changement de nationalité sportive ne devrait être qu’une formalité. Comme ce fut le cas par le passé pour les Franck Songo’o, Gaétan Bong ou Eric Maxim Choupo-Moting.

Jean Armel Kana-Biyik a choisi le Cameroun
lequipe.fr)/n



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