Politique › Judiciaire

Bolloré en justice pour la non amélioration des conditions de ses employés au Cameroun

Plantations Socapalm (c) Droits réservés

Dix ong et syndicats Camerounais et français assignent Bolloré en justice pour non-respect d’un plan d’amélioration des conditions de travail et de vie conclu avec ses employés de plantations de noix de palme.

Le Tribunal de grande instance de Nanterre, en France, vient d’être saisi d’une plainte contre le groupe Bolloré qui exerce dans l’exploitation d’huile de palme à la Socaplam via la Socfin. La structure est poursuivie pour n’avoir pas respecté un accord passé en 2013 avec des ONG et syndicats pour l’amélioration de vie et de travail des employés desdites plantations et des populations riveraines.

Le litige qui oppose les deux parties sur cette question remonte à 2010. Année au cours de laquelle Sherpa et trois autres Ong avaient saisi l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour dénoncer l’impact environnemental et social des activités de la Socapalm ainsi que le non-respect des droits des travailleurs des plantations.

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L’OCDE et Bolloré négocient un plan d’action en 2013. Le plan en question prévoit des actions de dépollution, de protection des riverains et d’amélioration de la situation des riverains qui sont logés dans des conditions d’insalubrité, entre autres. En 2014, le plan entre en exécution mais il tombe dans l’oubli quelques mois après et depuis lors, plus rien n’a été fait.

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Il est donc attendu de la justice française qu’elle contraigne Bolloré à respecter ses engagements. Pour le géant français cependant, Sherpa et les neuf autres Ong et syndicats procèdent par «amalgame». « Bolloré ne possède que 9,35% du capital de cette plantation camerounaise [Socaplam, Ndlr], alors que l’Etat camerounais est actionnaire lui à 27% », a-t-il déclaré, ajoutant que Bolloré « a constamment exercé son influence vis-à-vis de Socfin (la holding luxembourgeoise détenue à 38,75% par Bolloré, NDLR), mais n’exerce aucun contrôle opérationnel sur ses plantations.« 

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