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Bonne nouvelle en Afrique: Des fonds pour stimuler le commerce

L’initiative permettra de mobiliser 5 milliards de dollars à travers un réseau de banques africaines

La Standard Bank pourrait être la première banque africaine à devenir membre du Global Trade Liquidity Programme et bénéficier à ce titre d’un financement de 400 millions de dollars US pour aider à renforcer et à redynamiser le commerce en Afrique subsaharienne. L’initiative, lancée par la Société financière internationale (SFI), branche de la Banque mondiale qui s’occupe du secteur privé permettra de mobiliser jusqu’à 5 milliards dollars US, qui seront injectés à travers un réseau de banques africaines et qui serviront à financer des opérations d’import et export dans les pays africains, principalement, et entre ces pays et d’autres économies émergentes. Jean Philippe Prosper, directeur Afrique de l’Est et Australe de la SFI déclare à ce sujet que Ce n’était pas un hasard s’il avait été décidé de lancer cette importante initiative, au moment même ou s’ouvrait le sommet du G20 à Londres et où les questions de relance d’un commerce mondial en pleine contraction auraient occupé une partie de l’agenda.

Une telle injection de d’argent en espèce permettra de financer des transactions d’une valeur totale de 50 milliards de Dollars et d’accroître les échanges commerciaux des biens de consommation, des matières premières et des produits industriels, tout en contribuant à renforcer le rôle du secteur privé dans la relance économique africaine. Pour Jacko Maree, PDG du groupe Standard Bank, avoir à sa disposition une telle facilité de crédit à une époque de difficulté financière pourra permettre de stimuler la croissance économique et le développement dans les pays bénéficiaires. D’après le journal économique les Afriques qui rapporte l’information, il pense aussi que c’est une bonne nouvelle pour l’Afrique, et que les lignes de crédit au commerce seront octroyées de manière: responsable, en tenant compte du contexte économique et financier ambiant.

Mais la Standard Bank ne cache pas que l’accès à cette initiative de la SFI lui permettra de conforter sa place de première banque d’Afrique et d’étendre encore plus son influence sur le continent. La somme allouée par la SFI représente, en effet un dixième des fonds que la banque compte affecter aux opérations de prêts commerciaux. D’après Jacko Maree, les six derniers mois ont vu un ralentissement des opérations de financement des échanges commerciaux en Afrique. Ce financement de la SFI arrive donc à point nommé car certains analystes s’accordent à dire que c’est le manque de disponibilité des fonds qui empêche les banques de prêter aujourd’hui. L’initiative offre ainsi à présent une capacité accrue d’octroyer des financements et de booster le commerce intra africain à court terme.

Pour la SFI, le réseau particulièrement dense de Standard Bank en Afrique a été un atout de poids dans la sélection de cette banque comme voie des financements. Le fait que Standard Chartered Bank de Londres ait été choisie comme second partenaire dans cette initiative rendra possible, à travers son réseau global, le financement de transactions entre les pays africains et leurs partenaires commerciaux de choix, le Brésil, l’Inde ou la Chine. D’après Jean Philippe Prosper, des discussions sont en cours avec un certain nombre de banques africaines pour des partenariats similaires dans le cadre du Global Trade Liquidity Programme. Au nombre des bonnes candidates, il a cité Ecobank et Bank of Africa. Pourtant rien n’est moins sûr. Les réalités des échanges en Afrique ne placent pas toujours l’absence de liquidité au centre des entraves aux échanges.


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