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Boto Botomogne : Parler du théâtre tout court!

Le président de l’association Le Jeune Auteur évoque les difficultés rencontrées dans l’animation qui a cours jusqu’à la fin du mois.

Qu’est – ce qui justifie le thème de la résidence de cette année?
« Homme et religion sur quelle Balance » est le sujet de réflexion de cette édition. Il est question pour l’association Le Jeune Auteur d’engager une réflexion sur des sujets d’actualité. L’homme est au centre de tous les débats liés à son devenir. Mais si l’homme n’atteint pas cet idéal, il faudrait bien trouver l’origine du mal. S’il est inné en l’homme, n’est-il donc pas nécessaire d’interroger la source ? Au commencement était la parole, et la parole était Dieu… Outre ces démonstrations anthropologiques et spirituelles, comment le dramaturge appréhende-t-il ces notions, lui l’artiste, lui le modèle ?

Quels sont les objectifs poursuivis par cette résidence?
Il s’agit d’offrir un cadre approprié à la création littéraire dramatique aux auteurs contemporains en vue de leur épanouissement. En lien avec l’objectif global de l’association, il s’agit de promouvoir les artistes dans le domaine de l’écriture. Nous nous inscrivons dans une logique de partage. En outre, il est question de sortir de la logique du théâtre africain ou occidental pour parler de théâtre tout court. Pour ce faire, il faut créer un espace d’échanges entre auteurs de différents pays et de différentes cultures; aménager un espace physique et mental convenable à la création pour les résidents; susciter l’esprit de créativité des résidents par les travaux en atelier; mettre à la disposition des résidents des personnes ressources et du matériel didactique et enfin imprégner les résidents à la compréhension et à l’utilisation des techniques contemporaines d’écriture.

Tous les participants attendus n’ont pas pu faire le déplacement de Yaoundé. Pourquoi?
Nous avons engagé des demandes de subventions auprès des bailleurs de fonds culturels internationaux , nationaux et au ministère de la Culture. En vain. Nous étions alors dans l’incapacité de faire venir des invités comme Kagni Alem, Sylvie Diclopomos, ou Amadou Saouendou du Benin. La complexité de cultures aurait pu créer cet espace d’échanges entre auteurs de différents pays. Les dramaturges camerounais excellent dans les résidences d’écriture à l’extérieur. Et ça se passe bien. Nous ne devons pas faire honte à notre pays.

Boto Botomogne

www.quotidienmutations.info)/n

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