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Brigade de gendarmerie Ngousso: calme relatif ce mercredi après la mort d’un chauffeur de taxis

Photo d'illustration ©Droits réservés

Les activités reprennent leur cours normal ce matin à la Brigade de gendarmerie de Ngousso. Des usagers viennent y suivre leurs procédures. Pourtant, lundi, un conducteur de taxi y a été copieusement bastonné par des gendarmes. Cela a entraîné sa mort.

La Brigade de gendarmerie de Ngousso a rouvert ses portes ce mercredi matin. La veille, tout était resté fermé à la suite d’un mouvement d’humeur de quelques chauffeurs de taxis réunis autour de leurs syndicats ainsi que de la population, tous venus réclamer justice pour la mort d’un taximan lundi.

Le regretté s’appelle Jean Nga Mvondo. Il est décédé à son domicile aux environs de 4h du matin, après avoir reçu une bastonnade des éléments de la gendarmerie de Ngousso. Il était tombé en panne le 19 mars aux environs de 10h30 devant ledit poste de gendarmerie. Appelé à dégager son véhicule, celui-ci tentait d’expliquer sa situation aux gendarmes qui l’ont sorti de son véhicule et se sont mis à le rouer de coups.

L’infortuné a, par la suite, été traîné à l’intérieur de l’édifice où il a été placé dans une cellule. Il n’en a été sorti que tard dans la nuit, après que le propriétaire du taxi, appelé par les hommes en tenue, s’est présenté pour récupérer son taxi.

Mardi, une émeute a été évitée de justesse à ladite brigade. Le sous-préfet de Yaoundé Vème, descendu sur les lieux, a prononcé une garde à vue administrative des gendarmes mis en cause. De ce fait, le poste a été fermé toute cette journée. Selon des riverains, l’ensemble du personnel  avait été conduit au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed) pour être entendu.

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