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Burundi: Le chef de l’Etat décrète trois jours de deuil national

Suite au décès d’une trentaine de personnes après une attaque meurtrière perpétrée dans la nuit du dimanche au lundi 19 septembre dans un bar de Gatumba

Pierre Nkurunziza, la président burundais a promulgué trois jours de deuil national à compter d’hier lundi, 19 Septembre, suite à la mort d’une trentaine de personnes dans la zone Gatumba (15 km à l’ouest de Bujumbura), tuées dimanche soir par des hommes armés non identifiés. Le président Nkurunziza s’est rendu hier lundi dans la ville de Gatumba, située dans la province de Bujumbura. Devant une foule de près de cinq mille personnes, il a juré de: traquer les auteurs de ces massacres partout où ils seront, sur le territoire national ou à l’étranger, demandant à la police, à la justice et à la population burundaise de conjuguer leurs efforts afin de traquer ces malfaiteurs. Ceux ont commis ce massacre ne sont pas passés par les airs, ils sont venus à pied… Ce sont les ennemis du Burundi ajoute-t-il. Le président Nkurunziza, qui devait partir lundi pour assister aux travaux de l’Assemblée générale des Nations Unies, a annoncé sa décision de remettre à plus tard ce voyage afin de se joindre aux Burundais dans ce deuil. Une fois arrivé à New York, je vais soumettre cette question au cours de l’Assemblée générale des Nations Unies pour que le monde entier nous aide à traquer ces malfaiteurs, a déclaré le chef de l’Etat.

Le président burundais a aussi promis que la prise en charge médicale des blessés serait assuré par le gouvernement. Présent lundi matin à Gatumba comme la plupart du corps diplomatique accrédité à Bujumbura, l’ambassadeur de France, Jean Lamy, a dénoncé un: acte terroriste inqualifiable, et rappelé que la communauté internationale condamnait avec la plus grande force ces actes de violences. L’attaque a eu lieu lundi vers 20h00 locales (18H GMT) dans un bar appelé Club des amis. 23 personnes ont été tuées sur le champ alors que l8 autres blessées ont succombé dans les hôpitaux de Bujumbura où elles avaient été évacuées. Des dizaines de personnes, certaines en uniforme militaire avec des fusils kalachnikov et des grenades sont entrés dans le bar ‘Chez les Amis’. Ils ont dit à tout le monde de se coucher par terre et ont commencé à tirer, a raconté une survivante qui a perdu deux frères et un ami dans l’attaque.Ceux qui nous ont attaqués ne sont pas de simples bandits, ce sont des combattants, des rebelles, (…), je peux le jurer sur ma tête, car je les ai vus, avait plus tôt lancé un blessé, sous couvert d’anonymat. Un médecin a déclaré que l’hôpital où il travaillait était totalement débordé par le nombre de blessés. Nous manquons de sang, d’équipements et de médicaments pour traiter tous les blessés, a-t-il affirmé. Le bilan ne cesse de changer.

Selon le gouverneur de Bujumbura rural, Jacques Minani, un enfant de 2 ans figure parmi les personnes tuées au cours de l’attaque et la plupart des victimes sont des joueurs de l’équipe Etoile F/C de Gatumba, qui fêtaient leur victoire d’un match. Selon des témoins, l’attaque, survenue vers 20H00 (18H00 GMT), a duré environ 20 minutes. Certaines informations indiquent que l’attaque serait l’ uvre d’un mouvement rebelle qui se cache dans l’est de la RDCongo et a mené l’attaque en profitant de la densité de la réserve naturelle de Rukoko située à la lisière de Gatumba.Gatumba est le fief des membres de l’ancien mouvement PALIPEHUTU FNL dirigé par Agathon Rwasa, qui est en exil depuis plus d’un an.

Le chef d’Etat burundais a décrèté trois jours de deuil national après une tuerie qui a fait plus de trente morts
hakiza.wordpress.com/)/n

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