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Cacao-Café: Le Cameroun se positionne comme label à Paris

La journée de promotion du cacao et du café en France a mis en exergue les atouts et perspectives de ces deux filières phares

La salle des fêtes de l’ambassade du Cameroun en France a servi de cadre le 19 décembre dernier, à une campagne de présentation et de promotion du café et du cacao camerounais. C’était en présence d’un public de happy few de la filière agricole et des milieux du chocolat et du café en France et en Europe. Le Cameroun, à travers les propos Directeur général de l’Office national du Cacao et du Café, Michael Ndoping et l’Ambassadeur du Cameroun en France, Se Lejeune Mbella Mbella, veut se hisser dans le cercle très fermé de la qualité. Cet échange a associé la partie camerounaise, diverses corporations et organisations notamment la presse agricole en France, l’Académie française du Chocolat, la Confédération des chocolatiers, biscuitiers et confiseurs de France, le Centre international de recherche pour le développement et des entreprises. L’occasion d’évaluer, dans un cadre pavoisé des variétés, plants et images de cacao et de café, les stratégies de relance et de développement des filières cacao et café du Cameroun dans la perspective des mutations du marché et la mise en place de nouvelles normes européennes. De souligner également l’intérêt pour le marché français.

Cérémonie de promotion du Café et du Cacao camerounais à Paris
Stéphane Salandre )/n

De fait, la France est devenue un des marchés les plus porteurs pour le café. La France consomme plus de 300.000 tonnes de café par an. Le Cameroun, septième fournisseur de la France avec plus de 7.000 tonnes, dispose d’un potentiel pouvant satisfaire les nouvelles tendances du marché. En utilisant l’appelation terroir les entreprises ont trouvé en France le bon filon. De fait en Europe, la France est le pays où le marché du café à origine unique est le plus important. De même, les cafés labélisés bio ainsi que ceux classés équitables grignotent des parts de marché de plus en plus importantes. Autres enjeux. M. Michael Ndoping, a souligné les défis futurs du secteur. Ils se résument à la promotion et la transformation de la consommation locale, car, fait paradoxal, les camerounais consomment à peine 2% de la production nationale, l’adaptation à la mise en vigueur de nouvelles normes, phytosanitaires et environnementales, dans l’espace européen en 2013, une plus grande traçabilité, la recherche de la qualité des produits, le développement du cacao durable visant à mieux rémunérer les planteurs, promouvoir le développement rural et social et mieux valoriser leur savoir-faire. En écho, deux interventions, celles de Michel Barel, expert en cacao et Guy Urbain Secrétaire de l’Académie française du chocolat, ont accentué l’intérêt pour le développement des démarche-qualité, sésame pour l’avenir. « Ce sera l’ADN et la boussole du marché. La recherche de la qualité conditionnera l’augmentation de la production » a insité Michel Barel. Propos partagé par Guy Urbain, s’intéressant en outre « à la nécessité pour le Cameroun. Elle intervient suite aux résultats significatifs obtenus sur l’année 2012, en France et en Suisse, à la faveur de la certification et de la labélisation de deux variétés de café (Oku et Caplami) et la présentation d’une variété unique de cacao, la fève rouge du Cameroun, au Salon international de la Confiserie de Munich, prisée pour ses propriétés propices à la fabrication de poudres de chocolat haut de gamme. Les variétés Oku et Caplami, produits via le réseau coopératif et les centres d’excellence du café, comme l’explique Mme Josephine Tchang, Chef d’agence Europe de l’ONCC, résultent d’un processus de lavage du café, dit fully washed, reconnu par le Centre du Commerce international comme modèle pour les pays du Groupe ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) regroupant 80 pays.

Le Directeur général de l’Office national du Cacao et du Café, Michael Ndoping et l’Ambassadeur du Cameroun en France, Se Lejeune Mbella Mbella le 19 décembre 2012 à Paris
Stéphane Salandre )/n

La filière café-cacao, qui mobilise quelque 600†000 producteurs, représente près de 30 % des exportations directes non pétrolières et génère plus de 100 milliards de F CFA de revenus annuels (152 millions d’euros). Six millions de personnes bénéficient de manière directe ou indirecte de ses activités. L’embellie qui touche les prix du cacao va contribuer largement au recul de la pauvreté en milieu rural, accroitre les recettes de l’Etat et favoriser de nouveaux investissements (routes et voies de communication, écoles, centres de santé). Le Cameroun a tout récemment participé, comme depuis quatre éditions, au Salon du Chocolat de Paris, rendez-vous incontournable des professionnels, gourmets et amateurs, de même qu’à différents rendez-vous de premier plan du monde agricole. Evènement phare de la filière cacao et chocolat en France et dans le monde, le dernier en date, tenu jusqu’au 06 novembre, a permis d’enregistrer des résultats probants: la mise en place de projets de partenariats, la distinction de produits camerounais, la présentation de nouvelles variétés de cacao, la présentation de la fève rouge du Cameroun, produit unique dans le monde des producteurs. Point majeur, la mise en place de projets de partenariats s’est traduite du 10 novembre au 18 décembre par une série de rencontres avec les professionnels du secteur notamment le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), un club d’investisseurs français, l’Académie française du chocolat, la Confédération française des Chocolatiers, biscuitiers et confiseurs.

Le public était constitué de nombreux professionnels du secteur et des camerounais
Stéphane Salandre )/n

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