Culture › Musique

Cameroun: 10.000 CD piratés saisis à Yaoundé

L’annonce a été faite cette semaine à la presse par l’association Camerounaise pour le développement et l’encadrement des Musiciens

Le combat contre la piraterie des uvres musicales au Cameroun est entrain de prendre de l’ampleur. C’est le constat que l’on est en droit de faire après la descente musclée sur le terrain de certains artistes de la SOCAM (la Société Civile Camerounaise de l’art Musical) et d’autres corporations des artistes . La presse a été informée hier à Yaoundé de la saisie d’environ 10000 CD (compact disc) de contrefaçon par les membres de l’association Camerounaise pour le Développement et l’encadrement des artistes à son siège sis au quartier Oyomabang.

Ces supports piratés ont été saisis au cours d’une vaste opération menée ces derniers jours par les responsables des structures des droits d’auteurs, notamment la société civile camerounaise de l’art musical SOCAM dont le PCA n’est autre que la chanteuse Odile Ngaska. Parmi les supports saisis, on retrouve des uvres nouvellement sorties sur le marché discographique camerounais comme les derniers albums de Petit Pays, Samy Diko, Sergeo Polo, Mpandé Star, Prince Aimé, et plusieurs CD vidéo etc.

La SOCAM qui voudrait rehausser l’image de la musique camerounaise, organise régulièrement à son siège à bastos des réunions pour trouver des voies et moyen susceptibles d’éradiquer ce phénomène, qui a déjà atteint des proportions inquiétantes. Dans les rues de Yaoundé, les CD de contrefaçon se vendent sans aucune restriction des pouvoirs publics. La présidente du conseil d’administration de la SOCAM a donc invité les artistes eux- mêmes à prendre en main leur destin par des actions concertées pour venir à bout de cette gangrène qui les clochardise au fil du temps. Selon Odile Ngaska « la piraterie est un fléau » aussi faut-il « lutter main dans la main avec les associations les syndicats et les pouvoir publics ».
La piraterie qui sévit actuellement au Cameroun fait partie des causes de la baisse de la production des uvres artistiques. La plupart des producteurs ont préféré abandonner le secteur évitant d’investir à perte. Certains grands noms de la chanson camerounaise sont absents de la scène musicale à cause de la piraterie. On constate aussi de plus en plus une faible promotion de la musique camerounaise dans les médias locaux et étrangers. « Comment voulez-vous que je paye la promotion à la radio quand je sais que les pirates sont là ? C’est les aider à mieux profiter de nos uvres » déclare Ama Pierrot, chanteur de bikutsi, qui pense que seul l’État peut mettre fin à ce phénomène.


Journalducameroun.com)/n
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