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Cameroun : 100 milliards f cfa pour une usine d’assemblage d’automobile

La plateforme nationale de construction des usines modernes d’assemblage et de montage des véhicules lourds et légers de Douala au Cameroun coûtera 100 milliards de francs CFA. Cette unité industrielle soumise à la loi sur les incitations à l’investissement privé bénéficie de l’exonération fiscalo-douanières pendant la phase de construction et de production, rassure l’Agence de promotion industrielle (API).

D’après Roger Ndjakam, représentant local de la Cameroon automobile industry company (CAIC) cette usine qui devrait être opérationnelle au cours des douze prochains mois constitue « la première phase d’un projet plus grand ».

Se félicitant des efforts consentis par les promoteurs pour la réalisation de ce projet, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique Ernest Gbwaboubou « le projet vise la création d’une infrastructure capable d’attirer les grands constructeurs mondiaux ».

Tenant de la valeur ajoutée de ce projet qui permettra la création d’un millier d’emplois, les autorités camerounaises sont convaincues que cette usine de montage automobile « produira sans aucun doute de nombreux effets positifs aux plans économique, technique et social, ainsi que des milliers d’emplois directs à créer et un transfert indéniable de technologie ».

Depuis l’année 2015, le Cameroun en particulier, et l’Afrique centrale en général détenait déjà sa toute première unité de montage de véhicules à savoir Société de transformation de bus (Sotrabus), spécialisée dans la construction de bus de transport de 45, 50 et 70 places.

Située dans la zone portuaire de Douala la capitale économique camerounaise, cette entreprise emploie environ 150 personnes, qui s’échinent à monter deux bus chaque mois avec des pièces automobiles vendues sur des sites internet à l’exemple de www.piecesauto24.com.

Selon Albert Mbafe Konkou, l’ingénieur polytechnicien camerounais qui contrôle le capital de la Sotrabus, les bus produits dans la zone portuaire de Douala sont tropicalisés, puisqu’ils sont adaptés aux routes africaines. La Sotrabus ambitionne d’ailleurs de conquérir le continent sur le moyen terme, en commençant par l’Afrique centrale.

Selon le top management de Sotrabus, l’entreprise a déjà monté plus de 20 bus depuis sa création. Ces engins font aujourd’hui la fierté de certaines compagnies locales (Finex, Trésor Voyages, ou encore Princesse Voyages, etc.) de transport interurbain, actives sur le triangle routier Yaoundé-Douala-Bafoussam.

Eu égard à l’engouement des transporteurs pour ces premiers bus made in Cameroun, les responsables de la Sotrabus comptent bientôt passer d’une production de 2 bus à environ 15 chaque mois, révèle Albert Mbafe Konkou, ingénieur en mécanique et ancien promoteur d’une compagnie de transport qui, le premier, aura franchi le pas de la construction de véhicules au Cameroun.

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