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Cameroun : 11.000 produits de contrefaçon saisis par le Mincommerce

Yaoundé, le 17 octobre 2017. Les produits contrefaits stockés dans des bureaux du Mincommerce.©Droits réservés

Un laboratoire situé à Nkoabang fabriquait illégalement des copies de produits cosmétiques éclaircissants et des médicaments de contrefaçon.

Un laboratoire illégal a été découvert le 13 octobre à Nkoabang, un quartier situé dans le département de la Mefou et Afamba, à la périphérie de Yaoundé. Des individus y fabriquaient des produits cosmétiques et des médicaments de contrefaçon.

Lesdits produits ont Ă©tĂ© saisis. Le laboratoire a Ă©tĂ© scellĂ© jusqu’Ă  nouvel ordre. Selon le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du Commerce de la rĂ©gion du Centre, les habitants du quartier ont dĂ©tectĂ© des allĂ©es et venues de camions suspects dans une concession privĂ©e chaque nuit. Ne sachant pas ce que transportaient ces vĂ©hicules, ils ont alertĂ© le ministère du Commerce, qui a menĂ© son enquĂŞte.

“Nous ne pouvions pas nous imposer dans un domicile privé. Donc, nous avons attendu que les camions sortent de la concession, pour les interpeller. Quand cela a été fait, nous avons réalisé que les camions transportaient des produits cosmétiques éclaircissants, ainsi que des médicaments. Nous avons réalisé, par la suite, que ces produits étaient tous de qualité douteuse”, explique Alain Romuald Ombede, délégué régional du Commerce du Centre.

Les fonctionnaires du ministère du Commerce ont, par la suite, notĂ© que l’entreprise ne possĂ©dait ni certificat de conformitĂ©, ni autorisation d’exploitation d’Ă©tablissement classĂ© dangereux et qu’elle n’avait pas fait d’inspection de dĂ©tection de risque. C’est ainsi que le laboratoire a Ă©tĂ© scellĂ©. Les 11.000 produits saisis sur les lieux ont Ă©tĂ© confisquĂ©s. L’entreprise devra Ă©galement payer une amende.


“Après les analyses conduites par le ministère de la SantĂ©, s’il s’avère que les produits sont de bonne qualitĂ©, nous les rendrons Ă  l’entreprise. Si non, nous allons procĂ©der Ă  la destruction des produits”, prĂ©cise Alain Romuald Ombede.

Le propriĂ©taire du laboratoire serait un fonctionnaire de l’Etat. Les employĂ©s de l’entreprise prĂ©sents lors de la saisie n’ont pas Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s, parce qu’ils ont dĂ©clarĂ© que les documents de la validation de l’Ă©tablissement Ă©taient entrain d’ĂŞtre fait. “Si une enquĂŞte doit ĂŞtre ouverte, l’instruction devrait venir des marques dont ce laboratoire copie les produits”, dĂ©clare un agent commerciale de la dĂ©lĂ©gation. “Nous sommes lĂ  pour prendre des mesures administratives, et c’est ce que nous avons fait en scellant l’entreprise”, ajoute t-il.

La délégation régionale du Commerce du Centre continue à enquêter pour mettre la main sur d’autres contrevenants. “ Les populations doivent nous aider à signaler ce genre d’activités en étant vigilantes, car des laboratoires comme ça dans des endroits inappropriés peuvent être dangereux pour leur santé”, prévient le délégué.

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