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Cameroun : 1er octobre sous haute surveillance dans les régions anglophones

Une patrouille militaire dans les régions anglophones. (photo d'archives) (c) Droits réservés
Les manifestations sont interdites dans le Nord-Ouest et le Sud-ouest ce jour, date du 60 anniversaire de la proclamation de la République fédérale du Cameroun en 1961, mais aussi quatrième anniversaire du déclenchement des protestations violentes de la crise anglophone en 2017.

Le 1er octobre 1961, le Cameroun francophone et anglophone se réunissent pour former un seul pays, la République fédérale du Cameroun. Depuis ce référendum, les anglophones disent souffrir d’une marginalisation accrue dans la conduite des affaires du pays.

Dès 1994, des groupes de pression dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest tentent d’obtenir l’indépendance du territoire et de faire sécession du Cameroun. En décembre 1999, la république fantoche « d’’Ambazonie » est proclamée par le mouvement Southern Cameroons Peoples Organisation (SCAPO).

À partir du 1er octobre  2017, la population anglophone manifeste contre les discriminations dont elle se dit victime. Des groupes armés se forment et la guerre éclate. La zone est sous haute tension. Plus de 3000 morts et des dizaines de milliers de déplacés internes et externes.

Cette année, les séparatistes s’apprêtaient à « célébrer » le quatrième anniversaire de la « l’indépendance de l’Ambazonie». Les autorités ont une fois encore posé un véto. Dans le département de la Mezam par exemple, le préfet, M. Emile Mooh a sorti un communiqué radio-presse pour interdire toutes manifestations sur son sol jusqu’à nouvel ordre. Idem dans la  plupart des coins des deux régions.

Quatre ans après le déclenchement de la crise anglophone, les indépendantistes insistent pour ne négocier que les conditions de leur indépendance, ce que le gouvernement refuse catégoriquement.


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