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Cameroun: 24 membres de Boko Haram tombent à l’Extrême-Nord

Ils ont été abattus dans la nuit de lundi à mardi par l’armée camerounaise en collaboration avec la Force multinationale mixte

Vingt-quatre éléments de la secte islamiste Boko Haram ont été tués dans la nuit de lundi 04 à mardi 05 janvier 2016, dans la localité de Wambache à l’Extrême-Nord du Cameroun. Le décompte a été fait au terme d’âpres combats les ayant opposés à l’armée locale appuyée par la Force multinationale mixte (FMM) du Bassin du Lac Tchad, apprend-t-on de sources sécuritaires.

Deux soldats camerounais ont également été blessés au cours de ces accrochages qui ont pris fin au petit matin dans cette zone où le mouvement jihadiste semble vouloir s’incruster depuis quelques jours.

La même nuit, les terroristes ont égorgé un habitant du village Oulamso et incendié plusieurs habitations avant de fondre dans les ténèbres alors que, quelques heures auparavant, ils avaient volé le véhicule d’un commissaire de police en charge du renseignement à un jet de pierre de là qu’ils ont finalement incendié.

Dans la foulée, Boko Haram a assassiné un membre du comité de vigilance de la localité de Mozogo, peu après avoir pillé des habitations à Kerawa.

Selon un rapport d’Amnesty International, Boko Haram a tué quelque 400 civils en terre camerounaise dans des «crimes de guerre» entre janvier et mi-septembre 2015.

Sans distinction, la secte islamiste nigériane a «détruit des biens civils, enlevé des gens et utilisé des enfants pour des attentats-suicides» alors qu’en face, l’armée est accusée d’avoir, dans ses opération de réplique et de ratissage, «attaqué des villages, détruisant des maisons, tuant des civils et arrêtant plus de 1 000 suspects, dont certains n’étaient âgés que de cinq ans. Des événements graves, notamment la mort de 25 personnes en garde à vue, n’ont donné lieu à aucune enquête sérieuse. On est toujours sans nouvelles de plus de 130 personnes», indique Amnesty International.

Ces accusations contre l’armée camerounaise ont été démenties par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, qui les a qualifiées de «fantaisistes».


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