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Cameroun : 30 % de femmes meurent par an des suites d’avortement non sécurisé

La Société des Gynécologues et Obstétriciens du Cameroun (Sogoc), a rendu visite au Ministre de la santé Publique hier jeudi 10 novembre 2022.

La question de l’avortement a tenu les gynécologues et obstétriciens du Cameroun et le ministre de la Santé publique hier 10 novembre. L’idée de la rencontre était, la relecture des dispositions du Code Pénal de 2016 sur l’avortement, comme sujet d’échange.

30% c’est le pourcentage de femmes qui meurent chaque année des suites d’un avortement non sécurisé. Selon la société des Gynécologues et Obstétriciens du Cameroun ce chiffre pourrait être réduit si l’on accordait le droit de l’avortement dans certains cas, a révélé l’équipe, conduite par le premier vice-président le Pr Nelson Fomolu.

Le groupe a justifié son argument face au ministre de la Santé. Les obstétriciens pensent qu : ‘ « en cas de grossesse résultant d’un viol, l’avortement médical ne constitue pas une infraction s’il est effectué après attestation du ministère public sur la matérialité des faits ». Les obstétriciens sont donc venus faire un plaidoyer auprès du Minsante.

Pour le Dr Manaouda Malachie, « nul n’a le droit de, ôter la vie à un Être humain ». Il souligne que, les raisons, telles que présentées et définies, sont défendables, mais constituent une porte de Pandore qui ouvrirait la voie à d’autres problèmes. Il conviendrait d’agir sur d’autres leviers tels ceux en vigueur au Minsante (chantier de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale). Par ailleurs, a souligné le Dr Manaouda Malachie, la Sogoc devrait s’investir dans la sensibilisation des populations pour le changement des comportements sexuels.


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