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Cameroun : 45 tonnes d’emballages plastiques détruits dans le Nord

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L’opération menée par la délégation régionale du ministère de l’Environnement rentre dans le cadre de la lutte contre la pollution.

La destruction des stocks d’emballages plastiques interdits (non-biodégradables) a été lancée le mercredi 08 août à Garoua. Les activités se sont déroulées sous la coordination de Prudence Galega, le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded).

Les 30 et 31 juillet, 495 ballots d’emballages non biodégradables ont été saisis à Demsa, dans le département de la Bénoué. Dans une interview accordée au quotidien Cameroon Tribune, Aoudou Joswa, chef de la brigade nationale des Inspections environnementales au Minepded, a également fait savoir que 395 entreprises ont été sanctionnées pour non-respect de la loi sur la protection de l’environnement. Celles-ci ont été frappées au terme d’une inspection menée auprès de « 4950 établissements classés dangereux, insalubres et incommodes sur l’étendue du territoire national » par les inspecteurs et contrôleurs environnementaux.

Les contrevenants ont  payé des amendes conformément « aux articles de la loi n° 96/12 du 05 août 1996 portant loi-cadre relative à la gestion de l’environnement qui prévoit des amendes pour atteintes à l’environnement», a indiqué Aoudou Joswa. A cette loi, s’ajoutent ses textes d’application ainsi que le Code pénal.

Toutes ces actions sont menées dans le cadre de la lutte contre la pollution par les matières plastiques qui causent de nombreux dommages sanitaires à la population. D’après le secrétaire général du Minepded, la répression en cours consiste, de manière générale, à interpeller et traduire les contrevenants devant les tribunaux compétents. Elle a également pour objectif de saisir et de détruire les stocks d’emballages non conformes saisis en vue de les concéder aux entreprises agréées pour le recyclage.

Le secrétaire général a insisté sur le fait que le combat contre la pollution des matières plastiques concerne toutes les couches sociales. Les populations, les autorités administratives et judiciaires doivent s’impliquer dans ce processus.

 

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