Société › Education

Cameroun : 54 établissements clandestins scellés dans la région de l’Ouest

Une école clandestine dans l'arrière pays
La commission mixte descendue sur le terrain cette semaine reproche aux promoteurs le défaut d’autorisation d’ouverture, d’extension, entre autres. 

« Complexe scolaire privé laïc bilingue avenir de Kouoptamo ». Le nom de cet établissement scolaire est en soi tout un programme d’espoir. Mais sur place, ce sont des hangars en plein air, recouverts de toit en paille, qui servaient de salle de classe. Cette information est de Cameroon tribune. Un espace devant regrouper des enfants scolarisés se trouvant en pleine broussaille, exposée à tout type de danger. Cet établissement scolaire fonctionnel depuis quelques années est désormais fermé.

Les scellés y ont été officiellement apposés le 27 août dernier par une commission mixte conduite par Adray Epenté Tazeu, inspecteur général des services régionaux du gouverneur de la région de l’Ouest. Ce dernier n’a pas caché son indignation ; « C’est inconcevable que des enfants fréquentent dans de telles conditions. Non seulement rien ne les prédispose à ce qu’ils soient concentrés et obtiennent des résultats satisfaisants et pire encore, ils y sont dans un contexte d’insécurité totale ».

Au cours d’un périple mené du 26 au 31 août dernier, cette commission a scellé de multiples établissements scolaires classés comme clandestins dans l’ensemble des départements de la région de l’Ouest. Au total 54 établissements scolaires (45 du sous-secteur éducation de base et 9  du sous-secteur enseignement secondaire) ont été fermés.

Les motifs étant le défaut d’arrêtés de création et d’ouverture, d’acte d’extension et autres. Sur le terrain, la majorité de ces établissements scolaires donnaient le frisson. Certains n’avaient que de hangars comme salles de classe. D’autres étaient logés dans les locaux insécurisés qui menaçaient de s’écrouler au moindre geste. Les domiciles privés et même des magasins privés, servaient aussi par endroits de local choisi  par les fondateurs pour abriter leurs établissements scolaires.

La mise en garde adressée aux fondateurs étant qu’ils se conforment à la loi et respectent les conditions de sécurité s’ils veulent se mouvoir dans le secteur de l’éducation. Des blâmes ont été particulièrement adressés aux promoteurs récidivistes qui, avec malice, s’empressent de rouvrir leurs établissements scolaires. Désormais a martelé l’autorité administrative, l’Etat qui veut sauvegarder ses enfants et leur procurer une bonne éducation, ne va plus tolérer les écarts.


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