Politique › Institutionnel

Cameroun: accusé d’être dans « l’imposture », Yves Ayong répond à Issa Thiroma

Le ministre de la Communication a remis publiquement en doute une éventuelle proximité entre M. Ayong et le chef de l’Etat, proximité pourtant établie comme telle par des médias internationaux

Raillé sur la télévision publique camerounaise, Yves Ayong n’a pas tardé à réagir aux propos du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, qui a remis en doute le 24 mai dernier la proximité attribuée au premier cité avec le chef de l’Etat, par certains médias internationaux. Une réaction plutôt sobre, loin des caméras et des médias camerounais.

« Nous avons regardé avec intérêt l’intervention du ministre de la Communication diffusée hier (mardi 24 mai 2016, ndlr) sur notre chaîne nationale, la CRTV, et avons plutôt été surpris de la sortie inattendue du ministre sur ma personne. Les nombreuses contre vérités sur le sujet notamment pour ce qui est des audiences supposées inexistantes n’ont pas un intérêt significatif », explique Yves Ayong, dans un texte publié sur son blog et intitulé: Notre réaction à l’intervention du ministre de la Communication, Monsieur Issa Tchiroma

Le 09 mai 2016, Yves Ayong a été interviewée sur Radio France Internationale (RFI). Dans cette interview, il est volontiers présenté comme « un homme habituellement discret, réputé avoir l’oreille du président Biya ». Sans verser dans la caricature, celui que l’hebdomadaire Jeune Afrique n’hésite pas à solliciter aussi en qualité de « financier camerounais, mais surtout un bon connaisseur de la politique locale », déclarait sur RFI: « La société camerounaise est en attente: peur de l’avenir, peur du quotidien ».

Mardi dernier, alors qu’il avait convoqué la presse pour parler de la situation des libertés publiques au Cameroun – après la publication d’un rapport accablant de l’ONG américaine Freedom House – le ministre de la Communication s’était aussi prononcé sur M. Ayong, à une question du directeur central de la CRTV-radio, Alain Belibi. Le porte-parole du gouvernement avait souligné qu’il s’était rendu au cabinet civil et au secrétariat général de la présidence de la République, tout comme chez son « patron », le Premier ministre, afin de s’enquérir sur le concerné. Résultat: personne ne le connaissait dans ces sphères, d’après Issa Tchiroma. « Ça s’appelle de l’imposture », avait souligné le Mincom.

« J’ai par ailleurs eu l’occasion de rencontrer le président de La République et je considère que comme Camerounais et républicain, c’est toujours un honneur que d’être ainsi reçu par le premier d’entre nous et une occasion de mettre en avant un certain nombre de sujets », fait remarquer Yves Ayong sur son blog.

Pour appuyer ses dires, le financier a également publié une photo où l’on distingue Paul Biya, assis dans un canapé avec feu Jacques Vergès (célèbre avocat français des causes perdues, décédé le 15 août 2013 à Paris); et Yves Ayong, assis dans un autre canapé aux côtés d’un Arabe, tous les quatre dans le même salon.

Contacté par Journalducameroun.com, Yves Ayong a jugé « assez curieuse » la sortie du ministre. « Il avait les moyens de vérifier et se serait abstenu d’un tel raté… à moins de le faire volontairement », nous a-t-il répondu.

« L’essentiel est quand même dans le quotidien des Camerounais », a conclu Yves Ayong, refusant de verser dans ce qu’il qualifie de « polémique de bazar ».

Yves Ayong
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