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Cameroun: accusés de fraude, 46 candidats suspendus d’examens pour trois ans

La liste a été publiée mercredi par le Minesec. En plus de la suspension, certains d’entre eux, en l’occurrence, des enseignants, devront également répondre de leurs actes devant les tribunaux

Le ministère des Enseignements secondaires du Cameroun (Minesec) a publié, mercredi, une liste de 46 candidats et examinateurs qui ont été accusés de fraude et interdits de salles d’examens durant les trois prochaines sessions.

En plus de la suspension pendant trois ans, certains d’entre eux, en l’occurrence, des enseignants, devront également répondre de leurs actes devant les tribunaux.

Ils sont entre autres épinglés pour substitution de candidats, arnaque et extorsion de fonds, inscriptions frauduleuses, sous-traitance et soustraction des frais d’examen auprès des candidats, refus de corriger les copies, dépôts tardif des dossiers de candidature.

Pour ces pratiques interdites et bien d’autres, le ministre des Enseignements secondaires, Jean Ernest Masséna Ngallé Bibehe, a sévi.

Sont particulièrement concernés vingt candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et au Certificat d’aptitude pédagogique d’instituteurs de l’enseignement maternel et primaire (CAPIEMP), lors de la session 2015 écoulée.

Ces candidats composaient dans des régions de l’Adamaoua, du Centre, de l’Est, de l’Extrême-Nord et du Littoral.

Côté examinateurs, quinze enseignants ont été interpellés. Ils sont des propriétaires d’établissements, des responsables de cours du soir, des censeurs, des principaux d’instituts, des économes, etc.

La faute a été commise dans les régions du Centre, de l’Est, du Littoral, de l’Extrême-Nord et de l’Ouest.

La troisième catégorie de personnes sanctionnées est constituée de  »mercenaires », c’est-à-dire, des diplômés pour la plupart qui ont présenté le BEPC, le CAP ou le CAPIEM pour leurs amis ou pour des candidats moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes.

Au nombre de onze, ils ont été interpellés dans les régions de l’Adamaoua, du Centre et de l’Est.

Ces 46 candidats et examinateurs sont interdits des salles d’examen durant les trois prochaines sessions. Y compris des examens organisés par l’Office du baccalauréat du Cameroun (OBC).

Ces enseignants pourront continuer à exercer leurs fonctions mais certains devront répondre de leurs actes devant les tribunaux, a-t-on confié au Minesec.


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