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Cameroun/Affaire Wazizi : le Syndicat des journalistes désapprouve la version du Mindef

Samuel Wazizi

Le président du SNJC Dénis Nkwébo rejette les propos du chef de la division de la Communication du ministère de la Défense qui a indiqué ce 5 juin, que Samuel Wazizi est décédé en août 2019 et n’était pas un animateur de radio mais un “logisticien de divers groupes terroristes”.

La version des faits présentée par le ministère de la Défense (Mindef) au sujet de la mort de Samuel Wazizi divise. Le  Président du Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) a tout de suite réagi au communiqué du Mindef. « Wazizi n’a jamais été arrêté au cours d’une opération militaire. Mais il a été appelé  au téléphone alors qu’il était dans son lit. Nous l’avons vu au commissariat », a posté sur Twitter Dénis Nkwebo.

Il ajoute : « le SNJC demande la mise sur pied d’une commission d’enquête nationale chargée d’élucider les circonstances du décès du journaliste Samuel Wazizi ».

En rappel, le ministère camerounais de la Défense a réagi à la controverse sur le décès en détention du journaliste Samuel Wazizi.  Indiquant que ce dernier, “se disant animateur”, était un “logisticien de divers groupes terroristes” opérant à Buea (chef-lieu de la région du Nord-Ouest) et coordonnateur des “opérations logistiques” d’autres groupes terroristes opérant dans le département du Fako (département dont le chef-lieu est Limbe, toujours dans le Sud-Ouest).

Arrêté le 02 août 2019 à Ekona (localité du département du Fako), le Mindef affirme qu’il avait ensuite été transféré par les “forces de sécurité”  à la 21e Brigade d’infanterie motorisée pour “exploitation”. Après cette étape, il a été conduit au service central de recherche judiciaire de la Gendarmerie nationale à Yaoundé le 13 août. A son arrivée à Yaoundé, Samuel Wazizi présentait un “état fébrile”, selon le communiqué signé par le chef de la division de la communication au ministère de la Défense, la capitaine de frégate Cyrille Atonfack Guemo.

L’hôpital militaire de Yaoundé sera son dernier séjour, où il rendra l’âme le 17 août 2019 des suites de “sepsis sévère” [inflammation généralisée dans tout le corps, NDLR] selon le certificat de genre de mort; et “non pas d’un quelconque acte de torture ou sévices corporels”, soutient le chef de la communication au ministère de la Défense.

Il soutient par ailleurs que la famille du défunt était au courant de la situation et n’aurait pas voulu récupérer le corps depuis plus de 10 mois.


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