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Présidentielle 2018: Akere Muna s’engage dans la course après un problème au Sed

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Le candidat du FPD a fait savoir que c’est la convocation au Sed en mars dernier, qui l’aura amené à poursuivre son ambition de concourir à la prochaine élection présidentielle.

Akere Muna fait partie des candidats voulant succéder au président Paul Biya pour occuper la fonction de président de la République du Cameroun dans l’optique d’améliorer la vie du pays.  Pourtant, cette haute fonction représente aussi, pour certains candidats, l’opportunité de mettre élogieusement fin à leurs brillantes carrières.

Akere Muna en fait partie, même si officiellement, cet aspect des choses n’ jamais été évoqué. Il est l’un des privilégiés de la société camerounaise. Fils d’un ancien ministre camerounais, celui-ci a une carrière d’homme de droit des plus riches, notamment dans les droits de l’Homme. Il pense que : « si ton père était forgeron, tu finiras forgeron ». Et partant de ce postulat, l’avocat a nourri des ambitions politiques à partir de 2009. Dans un programme qui lui était dédié mercredi sur la chaîne de télévision panafricaniste Vox Africa, Akere Muna explique avoir eu cette idée après des publications de Jeune Afrique qui le classait parmi les personnalités camerounaises « présidentiables ».

Akere Muna, 65 ans, s’est vu encouragé dans cette voie par son grand-frère Bernard Muna, ainsi que par le président Ghanéen Nana Akufo-Addo. Alors qu’il  vient d’être investi à la tête de son pays, en janvier 2017, le chef d’Etat lance à l’endroit d’Akere Muna : « Alors Akere, à quand donc viendra ton tour ? »

Akere Muna aurait pu se présenter  à l’élection présidentielle de 2011. « Je ne la sentais pas », se souvient-il. Son grand frère Bernard Muna s’y est présenté sous la bannière de l’Alliance des forces progressistes (AFP). Il en est ressorti avec un pourcentage de 0,38% des voix.

L’idée qu’il pourrait être président de la  République ne l’a plus jamais quitté mais c’est un incident survenu en mars 2017 qui l’aurait finalement décidé.  Le 20 mars, Akere Muna est convoqué au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed) pour des motifs jusqu’ici inconnus. Ils sont cependant nombreux ceux qui avaient vu en cela un lien avec les positions de l’avocat sur la crise anglophone dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Akere Muna se présente au Sed le 24 mars.

« Je me suis dit que j’allais me présenter pour que de telles choses ne puisse plus jamais se produire dans mon pays », explique-t-il. Depuis, le projet a pris corps et Akere Muna est entré en campagne.

Il avait soutenu que la majorité des anglophones de moins de trente ans sont favorables à l’indépendance du Sud-Ouest et du Nord-Ouest vis-à-vis de la République du Cameroun. Mais aussi, que le recours aux forces armées n’est pas une solution à la crise qui secoue les deux régions.

Il faudra pourtant trouver une solution pour sortir de la crise anglophone aux lendemains du 7 octobre 2018 et même adopter une forme de l’Etat qui puisse mettre tous les Camerounais d’accord. Le projet d’Akere Muna est de ramener le Cameroun à la forme fédérale.

Les périples d’Akere Muna avec la justice camerounaise ne sont pas encore achevés. Il est jugé poursuivi par sa petite sœur, l’ancienne ministre des Arts et de la Culture, Ama Tutu Muna, au sujet de l’héritage de leur père. Celle-ci l’accuse, entre autres, de faux en écriture.

 

 

 

 

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