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Au Cameroun anglophone, la population prise au piège dans des affrontements entre séparatistes et militaires

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Selon Amnesty international, des militaires camerounais ont commis des actes répréhensibles dans certaines localités du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, tandis que des combattants séparatistes ont tué des militaires et entretenu la peur au sein des populations.

La population civile paie le prix de l’escalade de violence dans les deux régions anglophones du Cameroun. C’est ce que révèle Amnesty international dans un rapport intitulé «Une tournure tragique. Violences et atteinte aux droits humains dans les régions anglophones du Cameroun», publié le 11 juin 2018.

Ledit rapport a été élaboré sur la base des «entretiens avec plus de 150 victimes», des «images satellites» et des «preuves matérielles». Il relate la spirale de violences dans laquelle sont prises les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis la fin de l’année 2016. «Des séparatistes armés ont tué des militaires par balle ou à l’arme blanche, incendié des écoles et agressé des enseignants et les forces de sécurité ont infligé des actes de torture, tiré sur des foules et détruit des villages», y lit-on.

Les actes commis par les combattants acquis à la cause sécessionniste ne cessent d’augmenter. Entre assassinats des éléments des forces de sécurité et de défense et prises d’otages, leurs victimes se chiffrent à plus de 50 dorénavant. Des autorités administratives comme le délégué des Affaires sociales du Nord-Ouest, Animbom Aaron Ankiambom, et le sous-préfet de Batibo en sont quelques figures. L’on reste sans nouvelles d’eux depuis le mois de février 2018.

De l’autre côté, appuie Amnesty international, des allégations d’arrestations arbitraires, de torture, d’homicides illégaux et de destruction de bâtiments publics sont mis à leur actif. Ces faits ont, à plusieurs reprises, été dénoncés par la société civile et les populations concernées.

Le haut commandement de l’armée camerounaise a, jusqu’ici, soutenu que ces allégations sont infondées. Il a toujours vanté le «mérite» et le professionnalisme des militaires camerounais, rappelant que ces derniers savent les sanctions qui attendent ceux qui ne respecteraient pas les règles. Pourtant, aucune sanction connue n’a encore été donnée à des soldats dans le cadre de la crise anglophone. Pour Amnesty international, la communication du gouvernement sur des bavures attribués aux forces de défense visent à rétablir la confiance avec la population.

 

 

 


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