Politique › Institutionnel

Cameroun: Anicet Ekané sera-t-il réélu à la présidence du MANIDEM?

Interview exclusive du Président du Manidem

Réponse au cours du 2é congrès ordinaire électif de ce parti d’opposition, qui aura lieu samedi et dimanche prochain à l’hôtel Somatel à Yaoundé, sous le thème : « Avec le MANIDEM, le changement, c’est maintenant ! ». Face à la presse mercredi, 18 février au siège du parti à Douala, le président du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM), Anicet Ekané, a donné les grandes orientations du congrès.

Qu’est qui justifie le choix de ce thème ?
C’est pour insister sur le fait que l’avènement du changement dans ce pays, dépend des camerounais, et cela tous les jours, dès maintenant jusqu’à la venue du changement. Il ne faut pas qu’ils s’en remettent à un quelconque messie, à des dieux messianiques, à l’horloge biologique, tout dépend d’eux. Il faut donc que dès maintenant, ils s’organisent en conséquence pour arracher le changement le changement, par ce qu’il faudra l’arracher.

Avez-vous précisément l’impression que les camerounais perçoivent votre message ?
Absolument, nous sommes en phase avec les compatriotes, qui ont compris qu’il ne suffit pas qu’on mette un bulletin dans l’urne pour qu’il y ait changement dans un contexte comme le nôtre. Il faut que les gens s’investissent, et voient à travers la télévision, comment ailleurs, lorsque le peuple n’est pas content, le manifeste. Il faut qu’ils comprennent que l’avenir de ce pays dépend essentiellement d’eux. Il y a bien sûr deux acteurs, il y a le régime. Et à ce niveau, nous ne cessons de lui rappeler ses obligations, les difficultés des camerounais, mais en même temps, ce la ne suffit pas, il faut que les camerounais le fassent savoir de façon forte, c’est-à-dire, qu’ils revendiquent sérieusement leurs droits.

Quels sont les enjeux du congrès ?
Tout d’abord, mettre en évidence le thème des travaux, et ensuite, préparer l’appareil, c’est à dire notre parti, afin qu’il soit en mesure d’assumer son rôle d’avant-garde dans la mobilisation de l’information, et l’organisation de notre peuple.

C’est la tenue du 2ème congrès ordinaire du parti, après celui de décembre 2003. Pourquoi 5ans de décalage ?
Le congrès, c’est quand même le point culminant de toute une activité, et c’est la direction du parti qui juge de l’opportunité de le convoquer. Si pour différentes raisons politiques, économiques, on ne peut pas tenir un congrès, ce n’est pas du fétichisme. L’essentiel, c’est que le congrès intervienne à un moment qui marque la consécration de tout un travail de l’ensemble du parti.

Ce congrès intervient justement dans un mois où la commémoration de la disparition des camerounais lors des émeutes de février 2008, est d’actualité. Peut-on y voir un lien ?
C’est une pure coïncidence, peut-être qu’il y a derrière cela, quelque chose de prémonitoire, mais honnêtement, je pense que c’est une pure coïncidence.

Anicet Ekane, président du Manidem
journalducameroun.com)/n

Depuis quelque temps, on voit le MANIDEM aux côtés du SDF, que se passe-t-il ?
Peut-être le SDF a compris qu’il est temps qu’il s’ouvre à d’autres forces politiques qui compte dans ce pays, et qui peuvent assurer le changement, au lieu de s’enfermer dans un rôle factice de leader qui ne produit pas les effets escomptés.

Qu’espérez-vous d’une telle collaboration ?
Nous attendons que cela soit peut-être l’amorce d’une réelle dynamique de notre peuple pour le changement. Mais cela dépend de beaucoup de choses, car il existe une différence fondamentale ente le SDF et le notre parti. Le MANIDEM est un parti issu de la famille des nationalistes camerounais, nous voulons changer radicalement ce pays, peut-être le SDF s’accommode plus facilement des reformes à l’intérieur du système. C’est ce qui fait notre particularité. Nous sommes pour le moment, tous dans l’opposition contre le régime du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Anicet Ekane, président du MANIDEM à vie ?
Pas du tout, (rire). Je l’ai annoncé, même avec le couteau à la gorge, cela devrait être le dernier mandat, si jamais je suis élu.

En attendant, quel bilan faites-vous de votre présidence jusqu’ici?
Mon bilan est lié à celui du parti. Le MANIDEM a beaucoup grandi en hommes, en audiences, en proximité avec les masses populaires. C’était l’essentiel.

Anicet Ekane, président du Manidem

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