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Cameroun : après la tuerie de Ngarbuh, l’armée veut faire preuve de bonne foi

Le ministre de la Défense lors d'une revue des troupes.

Dans le Nord-ouest, un militaire mis aux arrêts pour ne pas avoir respecté les règles d’engagement au cours d’un incident qui a coûté la vie à un homme.

Prompt réaction du ministère de la Défense le 19 février après un incident à Bamenda, dans la région du Nord-ouest du Cameroun.

Dans un communiqué signé du ministre de la Défense, l’on apprend qu’un homme a été abattu par un militaire après une course poursuite consécutive à un refus d’obtempérer.

« Après une poursuite sur la voie publique, le véhicule suspect va changer de cap malgré les sommations d’usage, avant de tenter une planque dans le parking du Saint May Catholic Hospital, lieu précisément où un soldat ouvrira le feu, en violation des règles d’engagement », rapporte le ministre Joseph Beti Assomo.

Le chauffeur du véhicule sera tué et son passager blessé. Et le soldat auteur des coups de feu « immédiatement mis aux arrêts », pour violation des règles d’engagement.

Il faut dire que cette réaction, pour le moins inédite, du ministère de la Défense intervient quelques jours après une tuerie dans  le Nord-ouest impliquant des militaires qui a mis l’armée sur la sellette.

En effet, le 14 février, une attaque attribuée à l’armée dans le village Ngarbuh dans le Nord-ouest du Cameroun – où sévit un conflit séparatiste – a fait 22 morts dont des femmes et 14 enfants selon l’Onu.

Déjà accusée d’exactions dans la guerre contre Boko Haram et dans la crise anglophone, l’armée a reconnu son implication dans cette tuerie, mais annoncé un bilan de cinq morts.

Depuis lors, le ministre de la Défense multiple les communications pour se blanchir de toutes responsabilités devant des accusations qui ne cessent de fuser.



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