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Cameroun: Sangmélima toujours sur le fil du rasoir

Emeutes à Sangmélima (c) Droits réservés

Suite aux affrontements survenus dans la ville depuis plusieurs jours, on observe une forte présence militaires dans la localité.

Les casses, les débris qui jonchent les rues ne sont pas les seuls éléments qui renseignent ce 14 octobre sur la situation de tension que connait la ville de Sangmélima depuis le 09 octobre. La forte présence des militaires et autres forces de l’ordre et les voies bloquées constituent également un indice de ce que la situation reste tendue.

Selon des sources sur place, c’est le branle-bas dans la ville ce jour, 14 octobre. «Les agences de voyage sont bloquées. Arrivée dans la ville hier (13 octobre Ndlr), on m’a intimé l’ordre de rester dans ma chambre d’hôtel», rapporte une source.

Une situation qui persiste alors même que des convois de militaires auraient fait le déplacement de la ville voisine pour apaiser les tensions. En outre, une réunion de crise présidée par le gouverneur de la région du Sud, Félix Nguélé Nguélé s’est tenue le 11 octobre, dans l’optique de trouver des solutions rapides au problème.

Les populations autochtones se plaignent de ce que des ressortissants d’autres régions s’arrogent des biens de la localité, à leur détriment. Elles n’ont pas manqué de décrier le chômage ambiant.

Au départ de ces heurts et réclamations, la mort d’un jeune homme ressortissant de cette localité du département du Dja et Lobo. Ce décès a été attribué par plusieurs aux allogènes, plus précisément un ressortissant Bamoun. Les frères de la victime ont alors entrepris de se venger. Les choses ont vite dégénéré et se sont transformées en un affrontement interethnique. Des commerces de Bamouns ont été pillés et détruits. Plusieurs allogènes ayant été victimes de pillage ont d’ailleurs profité du week-end dernier pour quitter la localité.

Il faut dire que les tensions persistent. Ceci alors même que certaines autorités administratives ont démenti les affrontements interethniques ou encore essayent de rassurer les populations. Le préfet du Dja et Lobo, David Koulbout Aman dans un communiqué du signé du 09 octobre, indiquait qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. De même, Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur par ailleurs originaire de cette région à appeler les populations «au vivre-ensemble cher au chef de l’Etat.»



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