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Cameroun-Attaque de Ngarbuh : le gouvernement maintient un bilan de 5 morts

René Emmanuel Sadi, le ministre de la Communication. (c) Droits réservés

Le ministre de la Communication du Cameroun rejette les accusations de massacre et les chiffres de 22 morts avancés par des organisations internationales, en tête desquelles l’Onu.

Le gouvernement du Cameroun toujours sur la défensive dans l’affaire de l’attaque de Ngarbuh du 14 février (Nord-ouest) qui a suscité beaucoup d’émoi, jusqu’au-delà des frontières nationales.

Dans une sortie du 18 février – cinq jours après les faits – le ministre de la Communication du Cameroun reprend les éléments de langage déjà déployés lundi par deux communiqués du ministère de la Défense dont les militaires sont accusés de massacre.

Le gouvernement parle « d’affabulations et d’allégations mensongères » et « entend apporter les précisions suivantes relatives à cette situation ».

Pour le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, ce sont des bandes armées, actives dans les régions du Nord-ouest du Cameroun qui « ont trouvé refuge dans un hameau périphérique dénommé Ngarbuh, pour y installer leur base arrière, et réorganiser le racket des usagers, tout en perpétrant des exactions innommables sur l’axe menant à Ntumbaw ».

C’est au cours d’une opération pour neutraliser cette base séparatiste que l’armée a tué sept assaillants.

« Au cours des accrochages qui ont eu lieu, poursuit le ministre Sadi, un incendie s’est déclaré dans un refuge fortifié qui contenait des explosifs et des produits inflammables stockés par les rebelles armés ».

 Il ajoute, « il s’en est suivi des explosions, puis des langues de feu qui se sont propagées jusqu’aux habitations voisines ». Bilan de cet incendie : cinq personnes tuées, dont une femme et quatre enfants. Bien loin des 22 morts, dont 14 enfants, avancés par l’Onu.

En réitérant que l’armée est victime « des stigmatisations et des calomnies injustifiées » le ministre de la Communication rappelle que la mission des militaires dans la crise anglophone est de sécurisé et de protéger les populations.

Cette réaction du gouvernement du Cameroun intervient alors que l’Onu a annoncé dimanche 16 février que cette attaque avait fait 22 morts. L’organisation internationale, demande une enquête « indépendante et impartiale ». C’est aussi une requête que le gouvernement américain a formulé.



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