Politique › Judiciaire

Cameroun : au moins 45 militants du Mrc poursuivis en justice (parti)

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Le TPI  de Douala devrait juger une quarantaine de personnes, toutes sympathisantes de Maurice Kamto, au cours du mois de novembre. C’est ce qu’a révélé jeudi l’avocate Michèle Ndoki, elle-même visée par une plainte du procureur de la République.

Le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo aurait cité  au moins quarante-cinq personnes à comparaitre le 6 novembre prochain, en lien avec la marche ratée du 27 octobre à Bonabéri. Celles-ci avaient été arrêtées ce jour-là puis remises en liberté sur instruction du procureur de la République.

« Il est de note devoir d’assurer la défense de toutes ces personnes. Nous allons constituer un collège d’avocats venant de tout le pays, pas seulement ceux du Mrc, et aussi à l’étranger si c’est possible. Il faut défendre ces personnes parce que nous estimons qu’il s’agit d’un procès politique. Ces gens sont arrêtés dans le cadre d’une élection politique donc il faudrait qu’on défende ces personnes de la manière la plus déterminée », a confié le vice-président du Mrc, Emmanuel Simh, à Journalducameroun.com.

Leur procès débutera au même moment où le président Paul Biya prêtera serment à l’Assemblée nationale, à Yaoundé. Simple coïncidence peut-être, mais le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) avait prévu d’organiser une grande manifestation le 6 novembre pour contester la victoire de Paul Biya à la dernière élection présidentielle. Ce parti politique avait invité les partisans d’un départ du chef de l’Etat à arborer des tenues blanches pour la mobilisation.

Les chefs d’accusation retenues contre ces personnes sont : incitation à la résistance à l’ordre légitime du gouverneur du Littoral interdisant toutes les réunions ou manifestations du MRC ; apologie des crimes ou délits faisant appel à l’insurrection, en organisant des marches interdites en vue de remettre en cause l’ordre public et de déstabiliser le fonctionnement institutionnel ». Des faits reprochés à Michèle Ndoki, la présidente des femmes du Mrc, avec laquelle ils avaient été détenus à la police judiciaire de Bonanjo samedi.

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