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Cameroun: Augustin Frederick Kodock est décédé

Retour sur le parcours de ce grand commis de l’état et par ailleurs figure de l’opposition camerounaise

La nouvelle de la mort d’Augustin Frédérique Kodock, 78 ans et secrétaire général de l’union des populations du Cameroun (UPC), a été confirmée lundi 24 octobre 2011, par la radio d’Etat camerounaise, citant un message du bureau politique de ce parti : Le bureau politique de l’union des populations du Cameroun annonce le décès dans la nuit du 23 au 24, de son président Augustin Frédérique Kodock, à l’hôpital général de Yaoundé, a fait savoir l’information. Les circonstances exactes de son décès n’ont pas été rendues publiques, mais déjà tôt le matin dans la ville, tout le monde se partageait l’information. De sources proches de la famille, Kodock aurait rechuté durant le weekend. Il y a quelques semaines, l’aggravation de son état de santé l’avait contraint à se faire évacuer vers l’Afrique du sud. Dans l’entourage du disparu, on fait savoir qu’il souffrait de troubles respiratoires et de diabète.

Augustin Frédérick Kodock Bayiha est né le 1er Mars 1933 à Mom, dans l’arrondissement de Makak, Département du Nyong et kellé, Province du Centre. Son père Bayiha Ba Kodock était agriculteur et sa mère Ngo Nsoa Mbondo, ménagère, il a fait ses études primaires à Nkong Ntap, puis à Nkong Ngui (Makak) et à Ilanga (Eséka). Avant d’aller à Nkongsamba où il obtiendra son brevet. En 1955, il passe le BAC, série philosophique et obtient directement une bourse qui lui permet d’aller étudier en France. En terminale au lycée Leclerc, il aura comme camarade de classe : Paul Biya. Après une année d’études de droit à Poitiers en France, il s’inscrira à l’université de Toulouse où il obtiendra son Diplôme d’études approfondies. En 1959, il est admis à titre d’étranger à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) de Paris. Après l’ENA de Paris, il opte pour les études en Sciences Economiques jusqu’au Doctorat qu’il empochera avec succès et avec la mention très bien en 1966. Il retourne au Cameroun, au lendemain de l’indépendance.

Augustin Frédérick Kodock Bayiha, commis de l’état camerounais
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Après l’indépendance en 1960, il devient Directeur adjoint des affaires économiques au ministère des Finances en 1961, il a ensuite été affecté à Douala pendant environ six mois en tant que Directeur des Relations économiques extérieures et par la suite a été Directeur de l’Orientation économique. Il a également coordonné la préparation du premier plan quinquennal, et de 1963 à 1965, il a servi dans le gouvernement comme secrétaire d’Etat aux Finances. Il a ensuite été nommé directeur du contentieux et des études au ministère de l’Administration territoriale en 1965. Plus tard, il a travaillé à la Banque africaine de développement de 1968 à 1980 et a été nommé conseiller technique au ministère des Finances du Cameroun en 1982. Il a été président directeur général de Cameroun Airlines (CAMAIR) de mai 1984 à Septembre 1985, et il a participé au congrès fondateur du rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), tenu à Bamenda en 1985, en tant que membre de la commission des transports. Il assiste aux débuts du multipartisme au début des années 1990, devenant secrétaire général de l’UPC. Il a été nommé au gouvernement comme ministre d’État pour la planification et le développement rural de 1992 à 1994, puis comme ministre d’État à l’Agriculture de 1994 à 1997. Par la suite il fut à nouveau ministre d’État à l’Agriculture de 2002 à 2004 et ministre d’État pour la planification de 2004 à 2007.

Etudiant en France, il s’inscrit dès son arrivée en 1955 au Comité de base UPC de Toulouse présidé par Ossendé Afana. Au Comité de base présidé par le regretté Combattant Docteur Ossendé Afana, l’étudiant Kodock militera avec d’autres camarades tels que : le regretté dissident Michel Ndooh (paix à son âme), Paul Tessa, Jacques Booh Booh, pour ne citer que ceux-là. Entre 1955 et 1959, il écrira de nombreux articles révolutionnaires dans les revues comme « L’Etudiant d’Afrique Noire ». Après l’obtention de sa licence en droit et du diplôme supérieur des Sciences Politiques, il deviendra le Président de la Fédération des Etudiants de l’Afrique Noire à Toulouse. C’est dans les années 90, avec l’avènement du pluralisme au Cameroun, qu’il reprend le flambeau des combats politiques en devenant le 9 décembre 1990, Secrétaire Général Provisoire du Bureau du Comité Directeur provisoire de l’UPC. Parmi ses missions principales, faire relegaliser le parti qui avait été dissout le 13 juillet 1955 par l’administration française. Augustin Frédéric Kodock conduira cette mission avec détermination et organisera du 28 au 31 décembre 1991 le congrès régulier, légal et statutaire de l’UPC à Nkongsamba après 36 ans d’errance et de clandestinité de tous les upécistes. Il sera élu Secrétaire Général du parti. Les guerres intestines vont miner le parti, Des tendances Upc vont naïtre faisant perdre du crédit à ce parti politique. Début septembre, il avait déposé sa candidature pour l’élection présidentielle de cette année. Une candidature finalement rejetée. Les détails des obsèques ne sont pas encore connus, le bureau politique a fait savoir qu’ils interviendront «ultérieurement»


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