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Cameroun : baisse des coûts du traitement des hépatites

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La mesure est en vigueur depuis le 5 janvier 2018.

Les Camerounais souffrant de certaines hépatites virales ont désormais moins de frais pour leurs traitements respectifs. Le gouvernement a décidé, depuis le 5 janvier dernier, de la baisse des coûts des protocoles traitant les hépatites B, C et D. Les plus heureux sont les patients soumis aux traitements mensuels les plus onéreux. Pour les personnes atteintes d’hépatite virale C (génotypes 1 et 4), par exemple, au lieu de 280.000 francs CFA, ils débourseront désormais 120.000 francs CFA pour avoir accès à leur traitement (Sofosbufir 400 mg et Ledispavir 90 mg). Le coût mensuel du protocole de l’hépatite virale C (génotypes 2 et 3), quant à lui, passe de 150.000 francs CFA à 100.000 francs CFA.

Selon le Pr Magloire Biwole Sida, coordonnateur du comité national de lutte contre les hépatites virales au Cameroun, cette baisse est « le fruit des partenariats signés entre le gouvernement du Cameroun et plusieurs firmes pharmaceutiques internationales. Avec la firme américaine Gilead, par exemple, le partenariat a permis d’obtenir des médicaments à 1% du prix. Ainsi, le protocole qui coûte 90.000 dollars (environ 49,5 millions de francs CFA) nous revient désormais à 900 dollars (494.152 francs CFA) ».

Réduire les coûts des dépistages

Le Pr Magloire Biwole rassure par ailleurs que la baisse de ces coûts de ces protocoles est irréversible, car « les molécules sont détenues par les inventeurs et en raison des lois du commerce international, ces molécules sont vendues aux firmes pharmaceutiques fabricant les génériques ».


En outre, le gouvernement camerounais travaille à réduire les coûts du dépistage de ces maladies. « C’est ce qui a été mis en avant dans la feuille de route 2018 au ministère de la Santé publique », a expliqué le Pr Biwolé au quotidien Cameroon tribune dans son édition du mardi 09 janvier 2018.

Les hépatites B, C et D sont contagieuses. Elles se transmettent par les sécrétions biologiques à savoir le sang, le sperme et la salive. Selon l’enquête de santé menée au Cameroun, en 2011, environ deux millions de personnes étaient atteintes d’hépatite B dans le pays, tandis que deux cents mille étaient infectées par l’hépatite C.

 

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