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Cameroun: Bernard Njonga de nouveau à la barre

Bernard Njonga et 4 membres de l’ACDIC sont accusés de trouble sur la voie publique

Les membres de l’association citoyenne de défense des intérêts collectifs (ACDIC) ont entrepris une marche le 10 décembre 2008 pour protester contre les détournements de fonds et de tracteurs alloués aux groupements des intérêts collectifs (GIC) exerçant dans la filière maïs. Détournements dont sont accusés certains hauts responsables du ministère de l’agriculture et du développement rural (Minader). Ces responsables ont même essuyé les foudres de la critique médiatique à cause des accusations de détournements des subventions relevés par l’association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic). Bernard Njonga a même commis un livre blanc et un documentaire pour dénoncer les détournements des subventions octroyés par l’Etat dans le cadre de la relance de la filière maïs. Ce jour là, des centaines de membres de cette association ont manifesté à l’intérieur de notre siège, ou si vous le voulez en face précise le président de l’Acdic. Les manifestants avaient été énergiquement dispersés, pour manifestation non déclarée sur la voie publique.Mais pour Bernard Njonga, il n’y a pas dans ce cas trouble sur la voie publique. Car les adhérents de l’Acdic étaient à cet endroit en nombre important certes, mais pas pour troubler l’ordre public mais manifester pacifiquement.

Malheureusement, les forces de l’ordre vont sauter sur ces manifestant avec au final des coups et blessures, des interpellations et l’arrestation des principaux instigateurs de la manifestation à savoir Bernard Njonga et ses 4 collaborateurs: Otele Atangana, Soh Gilles Yannick, François Awomo, Joseph Ndonfack. Devant le procureur ce 12 décembre 2008 au tribunal de première instance centre administratif de Yaoundé, Bernard Njonga et ses 4 co-accusés vont tous plaider coupable des faits qui leur sont reprochés. Le juge reprend ensuite la parole pour rappeler aux prévenus qu’ils peuvent selon les dispositions de la loi, la possibilité de demander un report aux fins de mieux se pourvoir. Ainsi à la demande des prévenus et de maître Eveline Jouonzo, leur avocate, l’affaire est renvoyée au 23 janvier 2009.Si Bernard Njonga reste convaincu de la véracité de ses enquêtes, tel n’est pas le cas au ministère de l’agriculture, où le coordonateur du programme maïs Paul Sikapin a toujours contesté les méthodes de détournement recensées par l’Acdic.


Journal du Cameroun)/n

Par rapport à la question des GIC (groupement d’intérêt communautaire) fictifs, le coordonnateur du programme a reconnu l’existence de certaines erreurs par rapport à la désignation des lieux où se trouvent les Gics. C’est le cas d’un Gic à Mekalat qui aurait dû être répertorié à Mendong.  » Je reconnais qu’il y a eu une erreur sur le lieu où se trouve le GIC bénéficiaire. Au lieu de Mekalat, il s’agit de Mengong. C’est Roland Mvondo qui a bien déchargé la subvention pour le compte de ce Gic qui n’est pas fictif. Il existe bel et bien, mais à Mengong. Si le délégué est décédé par la suite, ce n’était pas le seul membre de ce Gic. Les autres peuvent le témoigner. Il avait déchargé 500 000 francs Cfa, pour un champ de maïs qui existe. L’Acdic peut le vérifier  » indiquait-il quand cette affaire avait éclaté. Pour ce qui est du Gic d’Akoulouzock déclaré fictif par l’Acdic, Paul Sikapin demandait alors à l’Acdic de retourner sur le terrain pour enquêter sur ce Gic qui, d’après lui, existe bel et bien. C’est trop facile de se contenter des propos d’un vieillard rencontré dans sa cour et qui déclare ne rien savoir de l’existence du Gic d’Akoulouzock déclarait Paul Sikapin.En tout cas Bernard Njonga et ses 4 co-accusés attendent d’être fixés sur leur sort.

Repression de la manifestation

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