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Cameroun : bientôt les travaux de construction de la ligne ferroviaire Mbalam-Kribi, longue de 540 km

Ligne de chemin de fer
Un protocole d‘accord a été signé  vendredi 25 juin 2021 à Yaoundé, entre le Cameroun, représenté par le ministre des Transports Jean Ernest Ngallé Bibéhé et son collègue des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, Gabriel Dodo Ndocké, et le consortium constitué du chinois Austino Resources Group Ltd et son partenaire hongkongais Bestway Finance Ltd.

Le projet de construction de la voie ferroviaire devant relier la localité de Mbalam, dans la région de l’Est et la cité balnéaire de Kribi vient de franchir une étape importante. Les documents signés concernent la construction d’une importante ligne de chemin de fer, longue de 540 kilomètres reliant la localité de Mbalam à l’Est du pays, au Port de Kribi dans la région du Sud. «C’est un projet justifié par la volonté du Cameroun de jouer un  rôle prépondérant dans la facilitation du transport et des transits en zone CEMAC», indique la CRTV Radio, la chaîne publique.

Le projet «consiste en la construction d’une ligne ferroviaire longue de 540 kilomètres devant relier les sites miniers d’Avima situé non loin de la ville de Pointe Noire en République du Congo, à la place portuaire de Kribi au Cameroun, et d’un terminal minéralier multimodal d’une capacité d’au moins 100 millions de tonnes par an. Le coût global dudit projet, y compris l’exploitation du gisement au Congo, est de 100 milliards de dollars, soit 5500 milliards de FCFA qui seront ainsi injectés dans l’économie du Cameroun et du Congo», précise notre confrère du service public. Le projet, dont le début des travaux est annoncé avant fin 2021, est intégralement pris en charge par les entreprises partenaires, apprend-on. Il devrait générer 20 000 emplois directs et indirects.

Toutefois, lors d’un forum sur les mines, Samuel Nguiffo, responsable du Centre pour l’environnement et le développement, avait demandé la suspension de l’octroi de permis miniers. « Il y a les permis miniers qui chevauchent les concessions forestières, les aires protégées, les concessions foncières des forêts communales et des forêts communautaires« , a-t-il ajouté, soulignant qu’ils affectent aussi les espaces occupés par certaines populations et qu’actuellement, « vingt-cinq permis miniers » chevauchaient « dix aires protégées » a expliqué M. Nguiffo dont l’ONG a réalisé une étude sur la question. « Le risque financier pour l’État sera extrêmement élevé » à cause des « contentieux opposant l’État à des compagnies titulaires de droits obtenus légalement », avait prévenu M. Nguiffo.


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