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Cameroun : Ce qui bloque la mise en service du port en eau profonde de Kribi

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Le premier navire commercial n’accostera pas au port en eau profonde de Kribi au premier trimestre 2017, contrairement aux promesses de la direction de cette entreprise.

Les travaux de construction du Port de Kribi sont achevés depuis deux ans. Seulement, sa mise en eau traîne. Conséquence, les installations commencent à se dégrader, croit savoir investiraucameroun.com. Le site ajoute que « les deux remorqueurs acquis et réceptionnés depuis l’année 2014 par l’Etat du Cameroun seront envoyés en révision technique dans les prochains jours, tellement ils stagnent sur le site du port ».

Ce blocage serait lié aux retards observés dans la signature des contrats avec les consortiums adjudicataires des concessions pour la gestion des terminaux polyvalents et à conteneurs. Si la société néerlandaise Smit Lamnaco, adjudicataire du contrat sur le remorquage et le lamanage tient son contrat depuis le 2 février dernier, presque 2 ans après son recrutement par l’Etat du Cameroun intervenu en avril 2015 ; les consortiums Necotrans-KPMO (terminal polyvalent) et Bolloré-CMA CGM-CHEC (terminal à conteneurs), tous deux recrutés depuis août 2015, continuent d’attendre l’onction du gouvernement pour entrer en activité sur leurs terminaux respectifs.


Pour l’heure, apprend-on, le management du Port de Kribi rôde régulièrement les équipements de cette plate-forme portuaire, en conduisant des opérations de simulation des arrivées et départs des navires.

Construit par la société chinoise CHEC, grâce à des financements d’Eximbank China, le port en eau profonde de Kribi est doté de 650 m de quais, dont 350 m pour le terminal à conteneurs et 265,5 m pour le terminal polyvalent.

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