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Cameroun : ce que cache la série de démissions au sein du MRC

Les démissions s’enchainent dans le MRC
Manifestation du MRC autour de son leader Maurice Kamto (photo d'archive)

Alors que le président national du parti Maurice Kamto effectue une tournée d’installation des responsables locaux, une vingtaine de militants claquent la porte.

Les échéances électorales approchent au Cameroun. Les partis politiques se préparent à sortir vainqueurs des élections sénatoriales en 2023, de la présidentielle, des législatives ou des élections locales en 2025. Au sein du Mouvement  pour la renaissance du Cameroun, tandis qu’une partie des militants sont engagés dans cette préparation selon la logique du changement, d’autres se retirent simplement des rangs à quelques jours de la tenue du meeting annoncée à Douala pour le samedi 10 décembre 2022.

Il y a quelques jours en effet, 22 militants ont servi leur décision de démissionner de la formation politique par voie d’huissier. Ils sont entre autres vice-présidents, conseillers, chargés de missions et autres cadres du parti. Ils retrouvant les neuf autres qui ont ouvert la voie quelques mois avant à Bafoussam. Si les 22 ne donnent pas la raison de leur démission, les neuf de l’Ouest invoquent comme motif, les frustrations au sein du parti au moment du renouvellement des organes de base.

La conséquence immédiate de ces démissions est qu’elles projettent une image négative sur le parti classé 2è à l’issue de la présidentielle de 2018. Ce parti qui a perdu sa côte de popularité après avoir décidé depuis 2020 de ne plus participer aux élections au Cameroun. Ces départs concourent davantage à fragiliser le parti que dirige Maurice Kamto. Lui qui se bat encore à sortir de prison des dizaines de militants condamnés jusqu’à 8 ans de prison il y a un an.

Par  ailleurs, ces démissions démontrent davantage qu’au sein de la formation politique, les militants ne partagent pas la même vision. De sources médiatiques, les démissionnaires sont sur le point de créer une formation politique en vue des prochaines élections. Cependant, au sein du MRC, les langues accusent les démissionnaires d’être en collusion avec le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) qui travaillerait à déstabiliser le MRC avant les élections auxquelles il annonce vouloir participer.

Tout compte fait, démissions, prison des militants et effets du boycott sont l’épine dans la chaussure du MRC qui est en marche vers les prochaines échéances électorales au Cameroun.


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