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Cameroun: ce que Maurice Kamto et ses alliés pensent du dialogue annoncé par le PM

Maurice Kamto, (c) Droits réservés

Maurice Kamto, Penda Ekoka, Paul Eric Kingue et Albert Ndzongang ont condamné vendredi, l’approche choisie par le gouvernement pour apporter des solutions à la crise qui perdure dans les régions anglophones depuis trois ans.

Depuis leurs cellules à la prison principale de Kondengui, Maurice Kamto et ses alliés ont signé vendredi, 17 mai, un mémorandum pour exprimer leurs positions sur le dialogue annoncé par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute. Ils y qualifient de «partielle», «parcellaire» et d’ «inefficace» la formule envisagée par les autorités camerounaises.

 

Le 09 mai dernier, Joseph Dion Ngute, en visite à Bamenda, a annoncé qu’un dialogue était en vue au cours duquel il serait possible d’aborder tous les sujets politiques, sauf ceux se rapportant à la «séparation» et à la «sécession».

 

«Nous condamnons avec fermeté l’approche choisie par le pouvoir, une manière de dialoguer en trompe-l’œil. Cette approche s’apparente davantage à une mise en scène pour la conservation du pouvoir qu’à un processus visant à relever les défis multiformes auxquels notre pays est confronté», indique le mémorandum.

 

«On ne saurait trouver des solutions durables et intégrales à nos problèmes en évitant de les poser dans leur larges spectres sur la table des négociations, en excluant d’entrée de jeu une certaine catégorie d’acteurs y compris les sécessionnistes et partant, leurs préoccupations de l’agenda des discussions. La définition de celui-ci doit être le résultat d’un échange direct et consensuel de toutes les parties», ont souligné Maurice Kamto et ses alliés.

Ils appellent les autorités à procéder à la «la libération de tous les prisonniers politiques et l’abandon des poursuites contre eux», «à leur reconnexion avec leurs familles assortie de compensations appropriées», «la déclaration d’un cessez-le-feu et le retrait des forces armées»

Maurice Kamto, Penda Ekoka, Paul Eric Kingue et Albert Ndzongang recommandent par ailleurs un cantonnement des éléments armés engagés contre les forces de défense; une amnistie totale et sans condition pour eux et leurs partisans détenus; la création d’une commission chargée de la question anglophone ayant un ressortissant du No/So à sa tête; ainsi que la mise sur pied d’une commission chargée de la réforme du système électoral.

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