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Cameroun: ces femmes au commandement

Antoinette Zongo Nyambone, première femme préfet au Cameroun (c) Droits réservés

Elles sont une soixantaine aujourd’hui dans le domaine de la préfectorale. Un nombre qui est encore loin des 30% de représentativité souhaité.

Elles sont soixante-neuf au total à se démarquer dans la préfectorale. Le Cameroun compte de nos jours trois préfets (sur 58), quinze sous-préfets (sur 360), quatorze adjoints préfectoraux, vingt-sept adjoints aux sous-préfets, un chef de cabinet de gouverneur, cinq chefs de division et quatre inspecteurs de services régionaux, toutes des dames.

Dans la région de l’Ouest, Antoinette Zongo Nyambone est préfet du Koung-Khi. Elle est la première femme à être nommée préfet au Cameroun. Au Sud, dans le département de la Mvila, Rachelle Ngah Zang tient les rênes.

Le chemin fut long

C’est en 1982, avec l’avènement de Paul Biya au pouvoir, que la femme est peu à peu intégrée dans la sphère de management participatif. La création du ministère de la Condition féminine vient donner le la à la nouvelle dynamique que l’on veut impulser dans le domaine du commandement. Plus tard, ce département ministériel devient le ministère en charge de la Promotion de la Femme et de la Famille.

Le 24 octobre 1990, un décret présidentiel marque une avancée considérable des femmes dans la sphère de prise de décision. Le gouvernement supprime « l’autorisation maritale de sortie», document tout à fait officiel exigé à l’époque aux femmes mariées avant toute sortie du territoire national, et qui faisait d’elles, de facto, des mineures sociales.

Puis, le deuxième congrès ordinaire du Rdpc des 17, 18 et 19 décembre 1996 permet aux organisations de femmes de passer du statut d’«organismes annexes» à «organismes spécialisés». Le même congrès fixe le quota des femmes dans les différentes institutions de l’Etat à 30%. Entre 1999 et 2000, les premières femmes accèdent à la filière Administration générale de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature. Une voie, qui mène à la nomination aux postes de responsabilité territoriale.

A ce jour, les chefs de terre dames ne sont qu’à la tête de départements et arrondissements. Avec l’arrimage à la nouvelle impulsion pour faire écho au thème de de la 34ème édition de la journée internationale de la femme à savoir «Croisade contre les inégalités de genre: s’arrimer à la nouvelle impulsion», peut-être, aurons-nous un jour, une femme gouverneur!

 

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