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Cameroun : ces projets de développement que mène le gouvernement dans le Diamaré

Un troupeau de boeufs profite de l'eau des abreuvoirs de la mare Gawel, commune de Ndoukoula (c) JDC

Ce département de l’Extrême-Nord abrite huit projets de développement réalisés dans le cadre de la 2e phase de l’opération Himo.

Doga Maoundé dans le département du Diamaré (région de l’Extrême-Nord). Un troupeau de bœuf boit de l’eau dans des abreuvoirs spécialement aménagés. La ressource est captée en saison pluvieuse dans deux mares artificielles (une de sédimentation et un bassin de rétention). Cette eau est ensuite distribuée dans des abreuvoirs via un château d’eau.

Dopga Maoundé, comme les autres localités du septentrion est en pleine saison sèche en ce mois de mars. Pour les éleveurs, cette saison est synonyme de transhumance. Ces opérateurs parcourent alors souvent des dizaines de kilomètres avec leurs  bêtes à la recherche d’eau. Il n’en est plus ainsi à Doga Maoundé. Les éleveurs peuvent mener une vie sédentaire. Grâce à cet ouvrage, ils n’auront plus à abandonner femmes et enfants pour mener leurs activités.

La mare artificielle de Doga Maoundé est un projet de la commune de Maroua 2e appuyé par le Programme national de développement participatif (PNDP) via son opération à Haute intensité de main d’œuvre (Himo). Pour en profiter, les éleveurs vont payer 100 Francs CFA par mois pour chaque bête du troupeau.

A Gawel, dans la commune de Ndoukoula, l’on commence tirer bénéfice de la mare artificielle qui y a été créée. Une somme de 200 000 Francs a déjà gagné après deux mois d’utilisation. C’est que l’élevage des bovins y est intensif. 10 000 têtes dans toute la circonscription contre 4000 pour le seul village de Gawel. Cet argent servira à l’entretien et à la sécurité du site.

Huit projets sont actuellement implémentés dans le Diamaré dans le cadre de Himo. Ils portent notamment sur la construction d’un magasin de stockage de céréales à Djagalaye, de cinq mares artificielles d’eau accompagnées de forages à énergie solaire…

Il y a également la réhabilitation de 83 kilomètres de routes. Qu’elles soient en terre ou bitumées. Et dans le genre, la piste Guinadji-Ngaba, près de 25 kilomèttres du parc de Waza, s’illustre. Le tracé, long de huit kilomètres dont trois déjà réalisés, est en réfection et seul l’état des surfaces aux alentours témoignent encore de l’ampleur des dégâts.

a piste Guinadji-Ngaba en cours de réhabilitation dans la commune de Maroua 3e. (c) Journalducameroun

L’ouvrage doit être livré avant  le retour des pluies à l’Extreme-Nord, à la mi-mai. « Le problème dans le Diamaré c’est que la terre n’est pas surélevée et donc il y a un problème d’évacuation des eaux. C’etst pour cela que l’on essaie de construire des dalots », expliquait Frederic Bandon, le coordonnateur national de Himo par ailleurs responsable des infrastructures au PNDP, à l’occasion d’une visite sur le chantier en mars 2019.

Ce sont 7800 personnes qui verront leur circulation améliorée lorsque les travaux seront terminés. Le commerce des céréales pourra alors reprendre de l’ampleur dans cette localité.

Les projets réalisés sur don de l’Union européenne, 6,6 milliards de Francs CFA, bénéficient à la population à double titre, notamment au niveau de la main d’œuvre qui est recrutée dans les villages impactés par les travaux. « Pendant les travaux, un ingénieur qualifié dirige les ouvriers [les jeunes recrutés dans le village, Ndlr]. Pour  les dalots par exemple, nous leur montrons ce qu’il faut faire. Donc il y a un volet formation qui est important », revèle Cedric Awamba, ingénieur de Tarmac, l’entreprise adjudicataire du projet de réhabilitation de la route Guinadji-Ngaba. Reste plus qu’aux personnes désignées dans le village d’entretenir les infrastructures construites.

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