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Cameroun: les chefs traditionnels de l’Est contre le fédéralisme

Photo d'illustration ©Droits réservés

Cette opposition desdits chefs survient alors que les représentants des anglophones ont présenté, il y a quelques semaines, le fédéralisme comme l’une des solutions pour une sortie de crise.

« Nous chefs traditionnels de la région de l’Est condamnons avec la dernière énergie les velléités de division, de fédéralisme et de sécession prônées par certains Camerounais égarés et manipulés de l’extérieur« . Ainsi se sont-ils exprimés dans une déclaration de soutien au chef de l’Etat camerounais, Paul Biya datée du 8 juin dernier.

Ce sont 157 chefs coutumiers qui ont signé cette déclaration. On y retrouvent des hommes politiques tels que Joseph Le, Oswald Baboke, Armand Ndjodom, Pr Etoa Etoa Jean Bosco, Christophe Mien Zock, Cyrus Ngo’o, Aleokol Jean-Marie, Bolenga Gervais, Tsalon Jean-Pierre, entre autres.

Ils s’insurgent également contre les violences et les attaques aux symboles de l’Etat perpétrées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Quelques jours avant, notamment les 30 mai et 1er juin, la communauté anglophone du pays transmettait à la commission nationale de promotion du bilinguisme et du multiculturalisme ses exigences pour une sortie de crise. En tête de liste, l’ouverture d’un débat sur le fédéralisme.

Sur ce sujet, les récentes sorties du ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, avaient laissé entendre que le parti au pouvoir, le Rdpc, n’est pas totalement fermé à un dialogue sur le fédéralisme.

 

 

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