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Cameroun: comment les employés des multinationales sont maltraités

Par Denis Emilien Atangana

Lettre ouverte au Premier ministre Camerounais

Objet : Mauvais traitement infligé aux employés camerounais dans les multinationales installées au Cameroun.

De nombreuses discussions avec nos compatriotes employĂ©s de certaines multinationales installĂ©es au Cameroun, il en ressort de nombreux abus en matière d’emploi de la part des dirigeants expatriĂ©s blancs Ă  la tĂŞte de ces multinationales .Un exemple qui dĂ©fraie la chronique depuis quelques temps est celui de la SIC-Cacao, l’une des seule usine de transformation des fèves issues de nos plantations, oĂą un certain Mr Passera sèmerait la terreur sans aucune inquiĂ©tude.

Très souvent certains de ces dirigeants expatriĂ©s n’ont pas toujours les compĂ©tences requises pour les postes occupĂ©s, et excellent dans des abus de tout genre en particulier l’usage excessif et abusif du licenciement et par de mauvaises pratiques managĂ©riales. Le Directeur GĂ©nĂ©ral de Sic Cacaos est l’un de ceux-lĂ  malheureusement.

Dans un contexte oĂą le Cameroun est engagĂ© sur la voix « Ă©mergence » et recherche le plein emploi pour la jeunesse camerounaise, j’attire votre attention sur la nĂ©cessitĂ© pour le gouvernement d’exercer un rĂ©el contrĂ´le des pratiques d’emploi au sein de ces multinationales et surtout de leurs bilans sociaux.

Au niveau du recrutement, le gouvernement camerounais doit Ă©tablir des quotas et mettre en compĂ©tition les talents et les compĂ©tences locales .Il est inadmissible qu’on retrouve dans certaines multinationales des comitĂ©s exĂ©cutifs entièrement composĂ© d’expatriĂ©s. Comment peut-on admettre qu’une entreprise aussi sensible comme la SIC-Cacao, n’a que les Ă©trangers au comitĂ© de direction notamment comme Directeur GĂ©nĂ©ral un Italien, Directeur Financier un ivoirien, Directeur des Achats un franco-ivoirien, Directeur des Achats un ivoirien, Directeur de la qualitĂ© un ivoirien, Directeur de l’usine un poste vacant prĂ©cĂ©demment occupĂ© par un camerounais qui vient d’ĂŞtre licenciĂ©.

En l’absence des syndicats forts, il y a urgence que l’inspection du travail joue pleinement son rĂ´le afin de contrĂ´ler et limiter les licenciements abusifs. Le contrĂ´le d’inspection du travail et le tribunal du travail doivent ĂŞtre rĂ©tabli et renforcĂ© afin de limiter les licenciements abusifs et sauvages perpĂ©trĂ©s par les blancs dans les multinationales installĂ©es au Cameroun .Monsieur le Premier Ministre, est-il nĂ©cessaire de vous rappeler que derrière chaque salariĂ© camerounais, on compte de nombreuses familles qui en dĂ©pendent .D’oĂą l’urgence de vous prier de bien demander au Ministère du travail et de la sĂ©curitĂ© sociale et au Ministère de l’emploi et la formation professionnelle de mettre sur pied une stratĂ©gie de protection de l’emploi.

Je vous prie de bien vouloir recevoir mes sentiments distingués.


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