Société › Faits divers

Cameroun: Commerce de la chair humaine à Douala, la vraie histoire d’une fausse vraie révélation

Une femme accusée d’attirer sa clientèle au moyen de morceaux de chair humaine

Dans la localité de Sodiko située à Bonabéri la banlieue de l’autre coté du fleuve, au nord-ouest de Douala, les esprits sont encore sous le choc des révélations faites sur la femme vendeuse de chair humaine. L’histoire se passe autour d’un restaurant de fortune où vient manger le petit peuple. Aussi étrange que cela paraisse, l’histoire a fait la une des conversations et changé radicalement le cours des choses pour beaucoup de personnes. Elle remonterait au mois de février 2008. Une des exploitantes de restaurant de fortune se rend sur une chaîne de télévision diffusée dans un bouquet distribué par la plupart des câblo-opérateurs locaux. Cette chaîne de production nigériane est spécialisée dans la promotion d’une des nouvelles églises qui promet bonheur et guérison. Ainsi cette femme paralysée en ce moment là et certainement dans le but d’obtenir guérison et miséricorde, aurait avoué avoir servi de la chair humaine et épicer ses sauces de matière provenant de sa toilette intime. Le but de cette démarche aurait été d’après la femme qui se confessait d’avoir un taux toujours plus grand de clientèle. La chaîne en question étant largement diffusée, cette séance a produit une véritable onde de choc, car ce genre d’endroit est fortement visité pour le genre repas proposé, qui sont des repas traditionnels qui sont difficiles à consommer quotidiennement à domicile en raison des coûts qu’ils impliquent.

Preuve parfaite ou hasard d’un succès commercial, les commentaires récoltés dans la localité font état du fait que la nourriture de cette femme était effectivement prisée et la clientèle ne désemplissait pas, bien que le cadre ne soit pas d’un quelconque confort. L’écho a pris une autre ampleur avec la publication sur internet d’un article intitulé la chair humaine vendue à Bonabéri. Selon l’auteur de l’article, la tenancière qui souffrait d’une hémiplégie du coté droit serait aller rencontrer le pasteur Joshua qui est le principal animateur de cette chaîne de télé. Ses révélations pour ceux qui affirment les avoir suivies, sont dignes d’un film de zombies. Un réseau avec des fournisseurs et des points d’approvisionnement était mis sur pied. Les composantes de chair humaine avaient pour but de créer la dépendance chez la clientèle. L’article précise par exemple que la consommation d’un plat à base de cerveau humain provoquait chez le client un effet d’héroïne. A coup sur, il reviendra. L’article chute par l’information selon laquelle la vendeuse aurait avoué posséder trois restaurants dans la zone. On peut imaginer le trouble qu’une telle information peut jeter dans un quartier comme Bonabéri qui du fait de sa posture industrielle emploie beaucoup de man uvres habitués à ce genre de restos pas chers.

Une chose est sure, si la rumeur de la révélation est vraie, la révélation en elle-même a été contestée. D’après le journal le Messager, la femme incriminée rencontrée le 12 avril dernier aurait tout nié des accusations formulées contre elle. Elle serait cependant effectivement hémiplégique mais nie tout déplacement chez le pasteur Joshua et sur sa chaîne de télé. Elle reconnaît aussi que l’histoire qu’elle qualifie de sordide l’a ruiné. Les coupables sont tous désignés à ses yeux, la concurrence. La suite est une sombre et triste histoire de mysticisme et de jalousie. Il est cependant assez étrange que l’affaire soit passée sous silence auprès des autorités en charge de la régulation de l’audiovisuel. En effet avec le développement du câble, beaucoup de chaînes au contenu pas toujours contrôlé courent les rues. Tout pour avoir une audience. De nombreuses personnes donnant leur avis pensent que l’Etat devrait être beaucoup plus vigilant sur la qualité des contenus que les médias audio visuels proposent dans l’avenir.


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