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Cameroun / Coupe du monde: Le rêve brisé

L’aventure du Cameroun au Mondial féminin de football s’est arrêtée dimanche, 21 juin, au Commonwealth stadium d’Edmonton, face à une équipe chinoise qui n’a pas eu de peine à s’imposer (1-0)

L’expérience l’a emporté sur l’impétuosité et la fougue. Dimanche, 21 juin, au Commonwealth stadium d’Edmonton, le Cameroun a vu s’évanouir toutes ses chances d’accéder aux quarts de finale de la Coupe du monde féminine de football, en sortant de la compétition par le plus petit des scores (0-1), face à une équipe chinoise bien organisée.

Menées dès la 12ème minute, à la suite d’un but marqué sur un jeu de corner par Wang Shanshan, qui évolue au poste de défenseur, les 84 minutes suivantes du temps réglementaire n’auront pas suffi aux Lionnes pour trouver le chemin des filets; et inquiéter sérieusement la cage chinoise, protégée par Wang Fei. Ni le temps additionnel accordé dans ce match, qui s’est étalé sur au moins six minutes. Le trio d’attaque – constitué par Gaelle Enganamouit, Madeleine Ngono Mani (remplacée à la 74e par Henriette Akaba Edoa), et Gabrielle Aboudi Onguene – a également manqué de solutions.

Système de jeu
Le sélectionneur des Lionnes indomptables, Enow Ngachu, a jugé pertinent de reconduire le même système de jeu que celui qui a permis au Cameroun, le 17 juin dernier, de battre la Suisse pour accéder aux huitièmes de finale: un système de jeu en 4-3-3. Parreil pour le groupe, qui n’a pas connu de changements majeurs. Pour son onze entrant, le coach a reconduit l’équipe qui avait battu la Suisse, avec néanmoins deux réajustements. Yvonne Leuko, titularisée en défense à la place de Augustine Ejangue; et Ngono Mani, à la place de Ajara Nchout.

Mais la mayonnaise n’a pas pris. Du début à la fin du match, les Camerounaises ont opté pour des balles aériennes, donnant l’impression au fil de la rencontre d’un jeu totalement décousu, malgré l’engagement et la volonté perceptibles des joueuses. Du côté adverse, on a bien su profiter des contre-attaques, malheureusement échouées sur les buts camerounais.

Mention spéciale à Annette Ngo Ndom, la gardienne, qui a été imperturbable et efficace pour contrer de nombreuses occasions de la Chine. Sans ses gants, les Lionnes auraient pris plus d’un but.

Yvonne Leuko (évoluant en défense) dépitée au coup de sifflet final du 8e de finale Chine – Cameroun (1-0) le 21 juin 2015 au Commonwealth stadium d’Edmonton
Getty Images)/n

Parcours honorable
Le Cameroun, qui représentait la dernière équipe africaine au tournoi, après l’élimination du Nigéria et de la Côte d’Ivoire, est contrainte de plier ses bagages à ce Mondial, où elle commençait à faire rêver pour une première participation.

La Chine quant à elle, avec son jeune sélectionneur HAO Wei, poursuit sereinement le Mondial en espérant faire mieux que dans les précédentes éditions. Les Chinoises ont déjà été à deux reprises quarts de finalistes en Coupe du monde (2003; 2007) et une fois finaliste, en 1999, rencontre perdue à cette époque à l’épreuve des tirs aux buts, face aux Etats-Unis.

Les Roses d’Acier, (nom de l’équipe féminine chinoise de football), affronteront le vainqueur du match Etats-Unis – Colombie, prévu le 22 juin.

Pour un premier Mondial, les Lionnes indomptables sortent honorablement de la compétition, avec neufs buts marqués et trois encaissés, signant pour l’heure le record africain de tous les mondiaux.

Les vice-championnes d’Afrique ont montré qu’elles y croyaient, même si leur trop forte assurance les a trahies, en enregistrant un bilan meilleur que celui des Jeux olympiques 2012 de Londres, où elles avaient pris 11 buts pour n’en marquer qu’un seul.

Claudine Meffometou Tcheno (d) saluant la Chinoise Wu Haiyan (g) à la fin du match entre les Lionnes indomptables et les Roses d’acier
Getty Images)/n



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