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Cameroun: le courroux de Calixthe Beyala à la télevision

La romancière d’origine camerounaise était l’invitée dimanche de l’émission «L’arène» où elle a été appelée à réagir au sujet de son engagement littéraire et de sa séparation avec Michel Drucker . Des questions pas au goût de l’écrivaine

Dans l’émission L’arène diffusée dimanche 19 février sur Canal 2 international, une séance de questions-réponses à laquelle était confrontée Calixthe Beyala vire à un clash médiatique.

La romancière de nationalité française est arrivée sur le plateau de Rodrigue Tongue dimanche avec un large sourire. Face aux  journalistes Alain Tchakounté et Gustave Azebaze, elle a réagit à la question de la gouvernance que soulève la crise anglophone au Cameroun.

Le ton jusqu’ici serein commence à monter lorsque des pans de la vie de l’auteure sont mis en exergue, notamment son union avec le français Alain Drucker. Calixte Beyala est péremptoire «on peut passer à autre chose?».

La polémique s’intensifie lorsqu’ Alain Tchakounté fait allusion à cette histoire, relatée dans l’ouvrage intitulé «L’Homme qui m’offrait le ciel», comme un élément qui aura influencé la carrière de l’écrivaine, l’amenant à tempérer son engagement.

«Ce livre est sorti en 2007 et les évènements liés à Gbagbo c’est 2007 ou 2010-2011 ? Même dans le microcosme français qui a fait chuter Sarkozy avec les noirs ? Ce n’est pas moi ? Il ne faut pas faire du bruit pour essayer de m’attaquer. Non ce  n’est pas des faits parce que vous êtes con», l’entend-on alors déclarer à propos du journaliste Alain Tchakounte.

Conformément au concept de l’émission l’Arène, les journalistes continuent pourtant de faire pression sur la romancière qui craque et se livre à des joutes verbales.

«Vous êtes mal dans votre peau moi je ne le suis pas. Ce que vous racontez ce sont des conneries parce que j’ai continué à gagner des prix mêmes après ce livre. J’ai eu la légion d’honneur, j’ai tout eu  en France. C’est vous qui avez pour marqueur Michel Drucker parce que vous avez un complexe d’infériorité», poursuit-elle.

«Vous parlez de la France comme quelque chose d’extérieur à vous. Je vais vous adresser cette question mais soyez sincère s’il vous plait si ça peut vous arriver pour une fois dans la vie.», l’apostrophe à son tour  le journaliste Luc Perry Wandji.

Calixte Beyala piquée au vif enlève ses micros et décide de s’en aller. De retour sur le plateau quelques minutes après, elle s’indigne : «je ne peux pas supporter qu’un petit couillon me parle ainsi

Plus de 24 heures après les joutes verbales, qui ne sont pas les premières du genre engagées par Calixte Beyala sur des plateaux de télévision, le ton de la romancière ne change pas.

«Mes amis, me voilà acceptant gentiment d’aller faire honneur à mes frères sur un plateau de télévision au Cameroun, et ce, après moult appels de l’animateur, me suppliant de venir. Et qu’y trouve-je ? Des gars à vous faire croire que vous êtes dans une porcherie, pas à la télévision… Des agressions verbales pour vous accueillir… Des fausses vérités… Certains ont essayé de justifier le meurtre de Khadafi, juste pour le plaisir de contredire, faire le buzz… Des insistances stupides sur votre vie privée bien passée de mode… Un dernier type voulant jouer au savant mais qui n’est même pas un sachant
Oui, voilà ce que j’ai vécu

Pour Alain Tchakounté, l’heure est à l’apaisement. «A toi l’honneur, Calixthe Beyala.  Pour la personne et son caractère, on peut en gloser toute une année. Comme les génies que notre pays a connu, elle a ses excès. Que nous lui concédons, parce qu’elle est une lumière qui pavoise notre marche brinquebalante vers l’émergence. L’ampoule peut parfois se griller, mais elle se rallumera toujours. Et cela passe aussi, souvent, par des frictions nées de bonnes intentions. Trop s’y frotter, c’est s’y piquer. Mais bon Dieu, qu’on aime ces piqûres… de rappel. Qui n’enlèvent rien à ses honneurs si durement gagnés», indique le journaliste traité de con dimanche.

 

 



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