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Cameroun-Covid-19 : Marafa, Mebara et Cie, seront-ils libérés ?

Prison de Kondengui

En cette période de pandémie, la Commission des Droits de l’Homme et des Libertés demande à l’Etat de libérer les détenus les plus âgés et/ou malades.

La survenue de la pandémie du Covid-19 fait des prisons de véritables espaces clos et confinés dans lesquels les gestes barrières prévues dans le plan de lutte contre ladite pandémie n’est pas possibles. C’est du moins,  le constat que fait la Commission nationale des Droits de l’Homme et des Libertés dans un rapport publié le 26 mars  2020.

Suivant le  rapport du ministère de le Justice (Minjustice) sur les Droits de l’Homme au Cameroun, produit en 2018, les prisons camerounaises comptaient 31 815 détenus pour 17 915 places disponibles. L’effectif total du personnel pénitentiaire était estimé à 4674 personnes.  Sur ces 31815 prisonniers, 18 435 étaient en détention préventive soit 37,9% de la population carcérale.

S’appuyant sur ledit document du Minjustice publié en 2018, la Commission des Droits de l’Homme et des Libertés, s’est intéressé à la  couverture sanitaire dans les prisons. Elle fait constater qu’un médecin est  affecté à 1389 détenus. Avec la pandémie du Coronavirus qui fait des ravages, elle pense que l’on s’achemine « vers une crise sanitaire et sécuritaire inévitable ». Pour éviter que nos prisons soient  un terreau pour la pandémie COVID19, la Commission suggère d’engager des  mesures tendant à désengorger immédiatement les prisons.

Il s’agit concrètement de :

– libérer les détenus malades et ou en détentions irrégulières;
– Différer la mise en exécution des courtes peines d’emprisonnement ;
– libérer les prisonniers les plus âgés, les femmes enceintes et les handicapés de même que ceux en fin de peine;
– limiter les recours à la détention provisoire durant cette crise sanitaire ;

Des suggestions,  qui rejoignent en certains points,  celles faites par  l’ONU aux Etats, dans le but  d’éviter la propagation du Covid-19. Les autorités éthiopiennes ont commencé à libérer plus de 4 000 prisonniers. L’Iran a  libéré provisoirement 85.000 prisonniers pour la même cause.

Une telle mesure, si elle est prise au Cameroun, limiterait également le risque, non sans  faire le bonheur de nombreux détenus sans espoirs de libération.  Les personnes arrêtées dans le cadre de l’opération éperviers pourraient elle aussi en bénéficier pour se soigner. Quand on sait que beaucoup  d’entre elles sont âgées et quelques-uns pas en santé.


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