Politique › Sécurité

Cameroun – crise anglophone : Felix Agbor Balla soutient qu’il faut améliorer les rapports entre civils et militaires

Felix Agbor Balla, militant des droits humains
Suite au meurtre d’une fillette le 14 octobre 2021 tuée par un gendarme, le militant des droits humains dénonce l’attitude des hommes en tenue désormais suspicieux face à tout le monde.

 

 

 

Interviewé par RFI, Felix Agbor Balla justifie la vindicte populaire subie par le gendarme ayant ôté la vie à une fillette de 4 ans à Buea, dans le Sud-Ouest.  « La réaction des populations, ce n’est pas seulement parce qu’on a tué un enfant. C’est une frustration par rapport à la manière que les gendarmes, les policiers et les militaires traitent les gens au Sud-Ouest et au Nord-Ouest. Ils traitent les gens très, très mal ici, à Buea».

Le célèbre le militant des droits humains explique que :   Ils (les hommes n tenue)  parlent aux gens comme s’ils n’étaient pas des êtres humains, toujours avec la force. Ils nous contrôlent. Ils nous regardent comme si nous étions tous des sécessionnistes, comme si nous tous tuons leurs collègues. Ils réagissent différemment qu’à Douala et Yaoundé ».

Pour limiter cette stigmatisation touts azimuts, l’habitant de Buea appelle à mieux former les forces gouvernementales. « Il faudrait que la société civile avec l‘aide du gouverneur fassent des réunions avec les militaires pour une meilleure relation entre militaires et civils », propose Felix Agbor Balla.  


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