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Cameroun-crise anglophone : la solution définitive divise

La solution définitive à la crise anglophone
Me Felix Agbor Balla

Tandis que le gouvernement s’engage à relever le défi de la reconstruction, Me Felix Agbor Balla pense que la discussion s’impose.

 

Du haut de la tribune des Nations unies le 26 septembre 2022, le ministre des Relations extérieures du Cameroun aborde la crise anglophone. Lejeune Mbella Mbella, a met un accent particulier sur  les solutions gouvernementales à la crise sécuritaire qui dure déjà 6 ans. Le bilan fait état de milliers de morts, de nombreuses infrastructures détruites, des milliers de réfugiés et de déplacés…

Entre autres réponses, le représentant du chef de l’Etat Paul Biya a rappelé des actions entreprises. Il s’agit par exemple de l’organisation du Grand dialogue national du 30 septembre au 4 octobre 2019. L’accélération et l’approfondissement de la décentralisation ; le désarmement, la démobilisation et la réinsertion ne sont pas en reste. Le membre du gouvernement n’a pas oublié la protection de l’intégrité du territoire.

Pour le Mirex, le « défi actuel du gouvernement c’est la poursuite de la mise en œuvre de la reconstruction des régions affectées, à travers le Plan d’urgence humanitaire et le Plan de développement  élaboré en concertation avec le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement Ndlr) pour la restauration socioéconomiques des régions susmentionnées », a déclaré Lejeune Mbella Mbella. C’était à la 77è session de l’Assemblée générale de l’Organisation des nations unies à New York.

Discussion entre gouvernement et leaders séparatistes

Cependant, ce propos ne coïncide pas avec le point de vue Me Felix Agbor  Balla, défenseur des droits de l’homme. Pour lui, trois ans après la tenue du Grand dialogue national, la crise se poursuit. « Nous constatons que rien ne change effectivement dans les deux régions en crise sécuritaire depuis 2016. Les enlèvements, les attaques à mains armées, au cours desquelles les civils et les militaires trouvent la mort se poursuivent dans les deux régions », fait-il remarquer. L’enseignant des universités accorde une interview au quotidien Le jour paru ce mardi 27 septembre 2022.

Le fondateur du Centre des droits de l’homme et de la démocratie en Afrique fait des propositions en vue d’une paix durable au Cameroun. « Je propose au gouvernement de discuter avec les leaders séparatistes qui sont au Cameroun dans le but de résoudre définitivement la crise dans le cadre des réunions informelles par exemple (…) Le gouvernement peut aussi consulter les membres de la société civile pour trouver une solution définitive à cette crise. Une réforme des institutions républicaines est aussi nécessaire », suggère-t-il.

Pour rappel, dans la mouvance du Grand dialogue national en 2019, le gouvernement a rencontré la société civile. Cette dernière a d’ailleurs pris part aux travaux au Palais des Congrès de Yaoundé. Au sortir du dialogue, l’option de la décentralisation comme système de gouvernance a été adoptée. D’où le vote et la promulgation de la loi portant code général des collectivités territoriales décentralisées du 24 décembre 2019.

Cette loi a été suivie de la mise en place des régions avec statut spécial au Nord-Ouest et au Sud-Ouest. Pour cela à tort ou à raison, « la régionalisation est en marche (…) Elle continue à renforcer la participation des Camerounais à la gestion des affaires de leur pays », conclut le Minrex devant la tribune de l’ONU.


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