Politique › Sécurité

Cameroun – Crise anglophone : le premier échec du CNDDR de Paul Biya

© PRC

Deux ans après la création du Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR), des ex-combattants séparatistes accueillis dans le  centre de la région du Sud-Ouest protestent contre leurs conditions de vie et la durée excessive de leur maintien dans ce lieu.

Certaines parties de la ville de Buea, capitale régionale du Sud-Ouest, ont connu une effervescence particulière  le 1er février 2021 à cause de la protestation violente des ex-combattants séparatistes du  Centre de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR).

Munis de bâtons et de gourdins, ils crient leur mal-être. Entre autres motifs de revendication : les mauvaises conditions de vie et le long séjour auquel ils sont astreints. Ceci, bien, au-delà des sept mois annoncés dans les centres pour être réintégré dans la société à travers des formations professionnelles (maçonnerie, menuiserie, peinture, couture…). Leur mouvement d’humeur n’a pris fin que grâce à l’intervention des forces de l’ordre et de sécurité.

Le Comité de désarmement, de démobilisation et de réintégration a été créé en 2018 par le président de la République Paul Biya,  afin de permettre aux jeunes enrôlés dans les groupes armés de déposer les armes en vue d’une réinsertion sociale. Une démarche critiquée par les experts de processus de paix.

Cette crise vient remettre en question les actions du Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration pour laquelle le coordonateur vante réguilèrement l’efficacité. En novembre 2020, ledit coordonnateur, Faï Yengo Francis, indiquait que les trois centres (Buea, Bamenda et Maroua) comptaient 500 ex-combattants de Boko Haram et anciens membres de milices séparatistes en cours de réinsertion.


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