Société › Education

Cameroun: un sujet d’actualité désarçonne les candidats au concours d’entrée à l’Enam

©Droits réservés

Les candidats à l’entrée au cycle A de la division administrative de l’Enam ont été appelés à commenter et justifier les innovations issues de la loi du 12 juillet 2017 portant statut général des établissements publics, sans texte.

Le concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature du Cameroun (Enam), pour la session 2017, s’est déroulée du 19 au 20 août 2017. Dimanche, dans le cadre de l’épreuve de droit administratif, les candidats étaient appelés à «commenter et justifier les innovations qu’apporte la loi n° 2017/010 du 12 juillet 2017 portant statut général des établissements publics.»

Le sujet proposé, centré sur un fait d’actualité au Cameroun, n’était accompagné d’aucun texte de loi. Ce qui a été vu par les étudiants comme un piège «Dans l’amphi principal où j’ai composé, les gens criaient. On a hué le surveillant comme si c’était lui qui avait composé l’épreuve. Dès qu’on a sonné la fin de la première heure, la salle s’est pratiquement vidée. Les gens ont remis leurs copies, blanches, ils sont partis», a indiqué un candidat joint ce lundi par Journal du Cameroun.

Le texte sus-évoqué a été promulgué en même temps que la loi n° 2017/11 portant statut général des entreprises publiques. Ils sont venus abroger la loi du 22 décembre 1999 en apportant une distinction formelle entre les établissements publics et les entreprises publiques.  Il est spécifiquement question pour la loi n°010/2017 du 12 juillet dernier de préciser le rôle des tutelles technique et financière, les mécanismes de contrôle et les attributions des directeurs généraux des établissements publics.


Il dispose, entre autres, qu’un établissent public est peut-être défini comme une «personne morale de droit public, dotées de l’autonomie financière et de la personnalité juridique chargés de la gestion d’un service public ou de la réalisation d’une mission spéciale d’intérêt général pour le compte de l’Etat ou d’une collectivité territoriale décentralisée». Laquelle, portant sur un objet non commercial et non industriel, peut revêtir les caractères administratifs, social, hospitalier, culturel, scientifique, technique, professionnel, économique et financier ou même revêtir un caractère spécial.

Suivant la loi n° 2017/010, les établissements publics sont gérées par un conseil d’administration «composé de cinq membres au minimum et 12 au maximum», d’un directeur et éventuellement un directeur général adjoint, tous nommés par décret présidentiel.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

Ă€ LA UNE
Retour en haut