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Cameroun: Débora Ngo Tonye, 25 ans et chef d’entreprise c’est possible!

Son combat quotidien, participer à la lutte contre le chômage dans son pays

A son actif, l’on compte le magazine l’emploi dont elle est la directrice de publication, et surtout les fameuses foires aux métiers dont elle est la promotrice. Un engouement particulier pour le travail, sans doute la raison pour laquelle elle n’a jamais connu le chômage. D’ailleurs son premier emploi, elle l’obtient alors qu’elle est encore à l’école. C’était en 2004, en qualité de pigiste au quotidien Mutations. Sa plume est très vite remarquée et l’année suivante elle est administratrice du site d’information www.cameroun-online.com, une expérience qui va durer trois ans. Entre temps, elle est aussi reporter en 2007 au quotidien Le jour. Le temps est passé, et de l’expérience elle en a acquise, suffisamment pour pouvoir commander son propre bateau. C’est donc sans grande surprise que les vendeurs de journaux accueillent dans leurs kiosques au matin du 1er mai 2008, un nouveau né, baptisé l’Emploi ; en d’autres termes, le magazine de l’emploi et de la vie en entreprise. Directrice de publication: Débora Ngo Tonye.

Parcours d’une passionnée de journalisme
C’est dans la petite localité de Bibassa, département de la Sanaga-maritime et région du Littoral que Débora voit le jour, le 25 avril 1984. Ses études primaires, elle les mène dans la ville d’Edéa jusqu’au cour moyen première année (CM1), la suite sera à Yaoundé. Après son Baccalauréat A4 espagnol qu’elle obtient en 2003, elle entre la même année à l’université de Yaoundé I à Ngoa ékellé, filière histoire. Elle a le concours et suit des cours à l’Ecole Supérieure des Sciences de l’Information et de la Communication (ESSTIC) et y obtient un DSTIC, diplôme des sciences et techniques de l’information et de la communication, option journalisme. Ce journalisme qui a toujours été sa première passion, en témoigne la pile de documents sur le sujet, qui occupe la grande partie de sa table de bureau. Déjà en classe de 2nde, elle participe aux émissions de vacances sur le poste national (CRTV) et a des émissions de jeunesse à la CRTV Centre. Son rêve, banal selon elle, est de présenter le journal de 13 heures au poste national. J’ai des palpitations chaque fois j’écoute le générique du 13heures ; et de pouvoir être l’une des meilleurs journalistes de mon époque, ne serait-ce que sur le plan national, martèle t-elle avec sourire.

Débora Ngo Tonye
Journalducameroun.com)/n
Si aujourd’hui je peux me vanter d’avoir un soutien incontestable, c’est celui des médias. Lors des deux dernières éditions de la foire aux métiers, les gens se sont demandés, surtout à Yaoundé, si c’était un évènement des médias. Nous avons bénéficié des insertions gratuites dans les journaux, presque toutes les radios de Yaoundé nous ont accompagnés gratuitement. Avec les médias c’est une relation de confraternité qui m’est chère.
Débora Ngo Tonye

Justement la foire aux métiers
C’est un évènement du magazine l’emploi qui a pour objectif d’orienter les jeunes. Pour cette année 2009, un accent particulier a été mis sur l’orientation des élèves de classe terminale, d’où le thème choisir son métier après le baccalauréat. Nous préparons déjà l’édition 2010 (à Douala en février, à Yaoundé en avril et à Buéa en juillet). Il sera question de permettre aux jeunes d’avoir une facilité d’insertion socioprofessionnelle, affirme madame Ngo Tonye, pour qui cette foire, tout comme le magazine l’emploi sont une petite contribution à la résolution du problème « très lourd » du chômage au Cameroun. Etant donné que le magazine traite de la formation des jeunes, donc on leur parle des opportunités de formation, des entreprises qui recrutent, des offres d’emplois dans divers secteurs, mais aussi des astuces pour la création d’entreprise. Mère d’un garçon de bientôt trois ans, elle n’a qu’un seul souhait, que les institutions en charge de l’emploi au Cameroun comprennent l’importance de ce projet et que les annonceurs nous fassent confiance ; et c’est le vrai problème au Cameroun ; les jeunes porteurs de projets sont confrontés au manque de confiance des sponsors. Voila bientôt deux ans que l’on chemine sans un appui véritable, on fonctionne avec l’aide de la famille, on est endetté.mais la plus grande force du projet c’est les personnes qui y sont impliquées, conclut Débora, le visage plein d’optimisme.

Débora Ngo Tonye
Journalducameroun.com)/n


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