› Société

Cameroun : déjà plus de 300 personnes accueillies au centre de désarmement de Meri (Extrême-Nord)

Le Centre DDR de Meri ne connaît pas la même agitation que les centres de transit de Buea et Bamenda.
Des ex-combattants, mais aussi de nombreux enfants, passent par ce centre de transit avant de retourner à la vie civile.

Dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, le Centre de désarmement, de démobilisation et de réintégration  (CDDR) a déjà accueilli 328 personnes, dont 115 hommes, 69 femmes et 144 enfants. La plupart sont des ex-combattants de la secte Boko Haram repentis et leur famille.

Il y a quelques jours, le  CDDR de Meri (département du Diamaré) recevait une cinquantaine de nouveaux pensionnaires : 12 hommes, 11 femmes et 32 enfants. « Leur reddition s’est déroulée de plusieurs façons, notamment à travers les opérations  militaires d’influence que la force multinationale et les autres forces ont organisées au Nigéria », explique Oumar Bichaïr chef du CDDR de Meri à la CRTV.

En décembre 2018, le président de la République crée un Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR). Le but de cette structure est d’accueillir et de préparer la réinsertion des ex-combattants impliqués dans les conflits qui secouent le Cameroun. Ayant à sa tête un coordonnateur en la personne de l’ancien gouverneur Faï Yengo Francis, le CNDDRa construit des centres de transit dans les régions de l’Extrême-Nord, pour les ex-combattants de Boko Haram et dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour les ex-miliciens de la crise anglophones.

Ces derniers centres sont régulièrement secoués par des mouvements d’humeur où leurs pensionnaires réclament de meilleures conditions de vie et protestent contre la longueur de leur séjour.


L’Info en continu
À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé