Société › Faits divers

Cameroun: Des bandits opèrent en toute quiétude à Douala

Des personnes non identifiées ont immobilisé le quartier Bonabéri et sont repartis avec un butin dont le montant reste à évaluer

Dans la nuit de vendredi à samedi, des personnes lourdement armées ont été les auteurs d’un braquange spectaculaire dans la ville de Douala la capitale économique du Cameroun. Selon des témoignages des personnes ayant vécu l’évènement, les assaillants seraient arrivés par des pirogues sur les berges du wouri, le fleuve qui sépare la Ville de douala de sa banlieue Bonabéri. D’autres témoignages indiquent qu’ils étaient armés de Kalashnikov et étaient une vingtaine. Ils ont pris en otage des passants et des clients de débit de boisson qui étaient encore ouverts. A l’aide d’explosifs, ils auraient éventré un mur d’Ecobank et emporté des sacs d’argent. L’attaque a fait cinq morts, selon un responsable de la gendarmerie : deux vigiles et trois passants. Une des victimes est un fou que tout le monde dans la localité connaissait sous le nom de Shevchenko. Deux autres victimes sont les occupants d’une voiture, qui n’ont pas respecté les consignes des malfrats. La police s’est rendue sur le lieu mais visiblement les bandits étaient déjà partis.

La situation préoccupe au plus haut niveau de l’Etat. Le président Biya a instruit au ministre en charge de la défense de se rendre sur Douala pour évaluer la situation. L’attaque survient alors que Edgar Alain Mebe Ngo’o avait déjà débuté l’installation des nouveaux officiers nommés par le président de la république. Il y a quatre ans, une attaque similaire avait eu lieu dans la ville balnéaire de Limbé. Une enquête avait été ouverte, les réultats n’ont jamais été rendus publique. Le Cameroun possède de nombreuses structures dont le rôle est le maintien de l’ordre public. Il y a la police classique, mais aussi la police armée avec des équipes spéciales d’intervention (ESIR), des groupements mobiles d’intervention (GMI), le groupement spécial d’opération (GSO) et au plan militaire, il y a le Bataillon d’intervention rapide pour les bandits de grands chemin, la marine nationale et l’armée de terres. Dans son déplacement, le ministre de la défense est accompagné du responsable de la police de celui des renseignements généraux et de certains généraux. Il reste difficile de comprendre pourquoi il n’y a pas eu une intervention soutenue des forces de sécurité. C’est la première fois que la ville de Douala est directement visée par une attaque d’une telle gravité. L’enquête devrait permettre d’en savoir un peu plus.


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