Société › Faits divers

Cameroun: Des enfants vendent dans la rue

Reportage dans les grands carrefours et marchés de la capitale

A Yaoundé, la capitale camerounaise, le commerce par les enfants est devenu une activité pratiquement banale. Dans les rues, surtout les grands carrefours, on les voit en pleine activité. Au lieu dit poste Central Montée SNI, Score ou encore à l’avenue Kennedy, au carrefour de l’intendance, au boulevard du 20 mai et à la gare voyageur, ces jeunes enfants cherchent courageusement leur pitance quotidienne. Leurs outils de travail se résument aux plateaux sur lesquels on peut apercevoir des prunes, du plantain grillé des arachides etc. d’autres enfants s’attellent à vendre les caramels les bonbons, du chocolat, des piles de l’eau glacée et biens d’autres choses encore. Tous ces enfants dont l’âge varie généralement entre 10 et 13 ans exercent ainsi leur activité au mépris des intempéries et des risques multiples. En effet les enfants qui sont obligés de  » travailler  » dans les grands carrefours, font ainsi face aux risques d’accident de circulation, car une mauvaise maitrise du changement des feux de signalisation peut amener une voiture à les renverser sur l’asphalte. Ces jeunes enfants sont aussi exposés à d’autres formes de dangers tels que les agressions physiques voire sexuelles de quelques personnes mal intentionnées, le vol des marchandises. Même si parmi ces enfants, on ne retrouve pas beaucoup de jeunes filles, il faut cependant noter que celles -ci qui se recrutent beaucoup plus dans la communauté nordiste, sillonnent les artères de la capitale avec sur la tête des plateaux de beignets, de bouillie des jus naturels communément appelé Foléré . Ces jeunes filles habillées en pagne, portent généralement des foulards sur la

jeune vendeur
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D’autres enfants exercent cette activité dans les marchés de Yaoundé, tels que le Marché Mvog Mbi le Marché Central ou encore le Marché du Mfoundi où ils  » harcèlent  » parfois les clients afin que ceux-ci s’intéressent à eux et à leur marchandises. Sous le soleil et parfois sous la pluie, ces  » travailleurs  » sont au front pour éviter de rentrer bredouille à la maison. Ce commerce se fait ainsi à longueur de journée et parfois jusqu’aux heures tardives. Et c’est ainsi que ces enfants sont tentés par des pratiques telles que la consommation précoce de l’alcool, de la drogue etc. Tous ces enfants qui exercent des petits commerces dans les rues de Yaoundé et même des autres grandes métropoles du Pays, se situent dans le cadre du phénomène des Enfants De la Rue (EDR).Au mois d’avril 2008, 435 cas d’enfants de la rue ont été recensés à Douala et à Yaoundé , le recensement se poursuit encore selon les responsables du ministère des affaires sociales que dirige Catherine Bakang Mbock. Selon la ministre,  » l’objectif à terme est de procéder à la réconciliation effective entre les enfants et leurs parents, et de s’assurer de la resocialisation effective de ces êtres fragiles qui ne demandent qu’à être davantage entendus et aidés devant les problèmes d’inadaptation sociale auxquels ils font face « . Même si l’Etat Camerounais s’efforce de réconcilier ces enfants avec leurs familles, il importe de rappeler que la famille reste l’instance première pour une bonne socialisation d’un enfant. Les parents devraient donc prendre leurs responsabilités en commençant par donner à tous ces enfants la possibilité d’aller à l’école.

Vendeuse
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