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Crise anglophone : des mandats d’arrĂŞt internationaux contre des leaders sĂ©cessionnistes

Les autoritĂ©s camerounaises ont Ă©mis une quinzaine de mandats d’arrĂŞt internationaux Ă  l’encontre des leaders du Southern Cameroon national council (SCNC) qui militent pour la sĂ©cession de la partie anglophone du pays, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.D’après la presse camerounaise parue ce mercredi, en l’occurrence le quotidien Le jour, quinze dossiers auraient Ă©tĂ© prĂ©parĂ©s et remis Ă  la police internationale en une seule phase visant l’arrestation et l’extradition au Cameroun du prĂ©sident du consortium anglophone, Sisiku Ayuk Tabe et ses partisans.

Pour être précis ces mandats concernent les activistes impliqués dans les evenements en cours dans les deux régions anglophones du pays, notamment, le Nord-ouest et le Sud-ouest.

«Les informations exclusives font état de dossiers préparés, montés et transmis à la police internationale en une seule phase. La préparation des mandats en question a mobilisé de hauts responsables de la police, la gendarmerie, la magistrature, ainsi que des agents spéciaux «avant mais surtout après le 22 septembre 2017», rapporte le journal.

Le quotidien qui dit n’avoir pas obtenu la liste des activistes ciblĂ©s, indique que toutefois, selon un officiel de la police camerounaise Sisiku Ayuk Tabe le chef des sĂ©cessionnistes est «naturellement» concernĂ©.

La raison, ce dernier «fait partie des commanditaires des actes de violence contre les écoliers et des agents de force de sécurité».


Il y a aussi le dénommé Wilfried Tassang membre-fondateur du consortium de la société civile anglophone dissous et assez actif au sein du gouvernement mis en place par les sécessionnistes.

Les mouvements de colère qui secouent depuis un an les régions camerounaises anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, plus connus sous la dénomination de «crise anglophone» trouvent leur origine aux confins du processus de libération du pays de ses colonisateurs britannique et français.

Depuis les annĂ©es 60 en rĂ©alitĂ©, la communautĂ© anglophone n’a pas arrĂŞtĂ© de dĂ©noncer sa marginalisation politique et Ă©conomique.

Ces mouvements identitaires ont ainsi vu l’avènement de groupuscules de lutte dont le plus Ă©nigmatique, le Southern Cameroun National Congress (SCNC), dĂ©clarĂ© illĂ©gal et interdit d’activitĂ©s sur l’Ă©tendue du territoire camerounais depuis 2001, organise rĂ©gulièrement des actions de dĂ©fiance Ă  l’Ă©gard de «la RĂ©publique», appellation attribuĂ©e au Cameroun francophone.

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